LA REVUE SOCIALISTE siégeait au Parlement, j'imagine qu'il ne se serait pas borné à constater des faits honteux, à faire la critique d'un état de choses. Il aurait conclu à une amélioration, en eût indiqué les moyens. C'est cela qu'on attendait, et c'est pour cela que la pièce de M. Barrès n'a pas réalisé notre attente. Sans doute, il y avait dans cette donnée matière à un drame sentimental très poignant et M. Barrès ue l'a point réussi. Sans doute cette pièce est pleine d'invraisemblance, de gros moyens matériels et d'atteintes à la vérité humaine. Nous pourrions les signaler si nous en avions la place et si cela avait quelque importance. Mais toutes ces critiques disparaitraient si M. Barrès avait fait acte d'affirmation et de foi. Si, chez M. Barrès, le critique est avisé, il semble que le philosophe et Je sociologue n'aient pas encore trouvé définitivement leur credo. Ce sont donc des affirmations bien ·nettes que nous attendons maintenant de M. Barrès. L'ironie et le scepticisme charment durant quelques heures. Mais bientôt vient Je moment où l'on veut connaitre ce que pense réellement un écrivain et où surtout, cet :écrivain doit éprouver le besoin de dire avec précision, sans réserves _habiles ni ressourcesde dialectique qui tâchent de mettre d'accord les opinions les plus opposées, quelle est sa foi s'il en a une. Et s'il n'en a pas, tant pis. GEORGES LECOMTE. N. B. - MM. Paul Adam et Gabriel Mourey voudront bien m'excuser si je ne parle pas de leur très intéressante et très courageuse pièce en ce numéro. La place me manque. La chronique du mois prochain sera, en partie, consacré à l'A11to11111e.
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