• LA CRISE VITICOLE DEVANT LE PARLEMENT LA CRISEVITICOLE DEVANTLE PARLEMENT (Suite de l'étude sur la ilfévente dii vin ( 1). I XVIII RÉSOLUTIONS UNANIMES Etions-nous dans l'erreur 101 sque nous exprimions, il y a quatre mois, la crainte que nul soulagement ne serait apporté aux souffrances de la viticulture méridionale? Hélas! non. La situation n'a pas changé. La crise est de plus en plus intense; si quelques-uns supposent qu'elle va se clore, le plus grand nombre croit qu'elle ne fait que s'ouvrir. C'est l'incohérence du régime social actuel qui suscite d'une manière permanente les crises industrielles et agricoles. Les hommes bien informés du monde politique ne peuvent pas admettre des vérités aussi contrariantes; ils n'ont rien négligé pour mettre en lumière les causes superficielles du mal dont on se plaint; après les études minutieuses des reporters de la grande presse, sont venues les consultations autorisées de l'éloquence parlementaire. Mais personne ne veut voir que la production anarchique du vin, cause principale du mal, est le résultat des fautes et des abus de la propriété privée. Dans les journaux, dans les revues et pendant les discussions à la Chambre, les intérêts individuels en présence se sont accusés mutuellement de manœuvres coupables et de pratiques frauduleuses. Personne n'a menti en médisant du voisin et du concurrent en face. Nul n'a été calomnié. La moralité du régime capitaliste s'est trouvée au niveau des circonstances. La mise à nu des vices bourgeois, tel a été le plus clair résultat de la bataille entre les intérêts divers mêlés dans la question. Quant aux réformes pratiques qui doivent être appliquées en guise de remèdes, on continue à les chercher. (1) Voir les numéros précédents des mois de janvier, février et mars.
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