La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

LA QUESTION SOCIALE DEVANT LES CORPS ÉLUS 341 LAQUESTIOSNOCIALE DEVANT LES CORPS ÉLUS L'Histoire parlementaire de notre pays et !'Histoire du parti socialiste se confondent intimement depuis la réunion de la Chambre élue en 1893. En effet, à chaque instant et sur chaque question les 1;ocialistes interviennent avec une exubérance de talent, une ardeur juvfoile, une sorte de besoin d'expansion, qui sont à notre avis, l'indice le plus sûr de la force interne que recèle la doctrine socialiste. Les partis vieillis et lassés ou corrompus par le pouvoir, ont des langueurs que les nôtres ne connaissent point. Au contraire les causes jeunes, celles qui synthétisent les.~esoins nouveaux, les idées nouvelles, celles en qui se fait ce travalf" mystérieux de bourgeonnement intérieur qui éclatera bientôt au dehors en une riche fructification, éprouvent un goût de la lutte, un besoin d'aller à la bataille et d'exposer avec éclat leurs doctrines. Aussi est-ce depuis la réunion de la nouvelle Chambre, une série d'escarmouches brillantes, occasions cherchées de faire connaître et de divulguer la théorie et son application à chaque cas particulier devant les ahuris de la majorité, dont la connaissance, en fait de socialisme et de questions sociales sont nulles. Vraiment la bourgeoisie mourante mourra dans la plate médiocrité que fut sa vie ! Car je lis à l' Officiel des inter-ruptions qui dénotent une telle ignorance de la littérature économique et socialiste que j'ai envie de crier aux malheureux centriers : « Mais allez donc « prendre des leçons d'économie sociale auprès du citoyen X... , ou du « citoyen Z... , membre du groupe socialiste où j'habite, et adhérent « au syndicat de sa profession! » 11y a aujourd'hui beaucoup de \

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