La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

LA QUESTION SOCIALE DEVAi-.T I ES CORPS ~LUS ::?::?I bureau de la Chambre par MM. Jaurès, Thierry-Cazes. Millerand et plusieurs autres députés socialistes, d'après laquelle l'État aurait seul le droit d'importer les bics étrangers et ks farines étrangcrcs. li k!> rc\'endrait à un prix fixé tous les ans par une loi. Les farines seraient \'endues à un prix calculé sur le prix fixé pour le blé et dcterminé aussi législativement. Jamais aucun parti bourgeois n'avait trou\'é une idée au%i ncu,T: Jamais personne encore n'avait pris d'une main aussi ferme b défense des intérèts de l'agriculture. L'interpellation Clo\'is Hugues (séance du ::?j jan\'ier I t-\q4) sur ks atteintes portés à la liberté indi\'iduelle, s·est terminee d'une fa.;on violente. Un député bourgeois quelconque s'est permis je ne -;ais quelles insultes à J'adresse de la Commune de I ï 1, le plus grandio~e mom·ement prolétarien que l'on ait encore ,·c1. Thi\'rier a répondu par le cri de : Vive la Commune ! qui a eu un écho profond dans toutes les poitrines socialistes. Vaillant est re, enu re\'endiquer justement comme le plus grand honneur de ~a ,·ie d'a,·oir fait partie du g"l1ltn:rncment insurrectionnel. Il a fallu employer la force pour arracher h: deputé dc l'Allier Je son sicge. Les , ~ .ooo c,1davres de prold,1ires pari~icns ma-;- sacres en tHï 1, valaient bien qu'on leur rendit lwmmagc. Ce s.ing .,cpare a jamais le prolétariat de la h.wte bourgeoi~ie d rend tPuts rcconcili.ttion impvssihle.

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