La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

LA MACHINE ET L'OUVRIER Mais, nous avons promis de ne point philosopher; l'évolution, les faits, les chiffres que nous avons examinés affirment assez nettement par eux-mêmes la nécessité qui coordonneni l'état social à l'état scientifique et industriel. A la société individualiste correspondait Je métier, l'initiative de l'artisan. A la division du travail, à l'effort commun vers un même but, au collectivisme de l'ati;:lier, doit fatalement correspondre le collectivisme social : le produit du travail de tous doit être et sera pour tous. Ils viendront, les jours de solidarité et de justice où les travailleurs enfin pourront jouir des bienfaits de la science, du repos que leur doit la machine. Et l'hymne enthousiaste_ du vieux poète Antiparos retentira plus éclatant que jamais : « Esclaves qui faites tourner la meule, épargnez vos mains et dormez en paix! ... » Paul LAGARDE. JJ

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