REVUE DE LA PRESSE tTRANG~RE 91 ces formules abstraites: « lutte pour la vie» - « accord pour la vie ». Elles sont aussi décevantes l"une que l'autre. Rien que l'action pour jouir et faire jouir. li se peut que le tlot des forces nous submerge, Il se peut que le Ciel un beau jour nous héberge; Tout cela se peut, mais enfif11 Soyons sùrs de ceci: ne pas mourir de faim. Le journal }11stice, de Londres, numéro de mai, fournit un article de H. Quelch, sur le« Home Rule », Les conclusions sont très nettes. On peut épiloguer sur le projet en général, apportez des amendements de détail - on sait qu'ils n'ont pas manqué - les grandes lignes restent. ,, Le bill ou une modification du bill, il n'importe, p;tssera. Ce » ne sera pas pour cettte année, ni peut-être pour l'année prochaine, » mais la chose passera. Il n'y a plus l'ombre d un doute là-dessus. » La Revue des Rei11,es, de Londres, un magazine de premier ordre, qui tient impartialement le lecteur au courant de toutes les actualités, donne dans un de ses derniers numéros, une intéressante biographie de Karl Marx, avec portrait. C'est à l'occasion du 2oe anniversaire de sa mort. Nous en détachons le passage suivant : " La maison de Marx, à Haverstock Hill, était toujours ouverte >' aux membres du parti. Les heures agréables qu'on y passait ne peué >' vent être oubliées. Là, rayonnaient la haute beauté et la grande bont- » de Mme Marx. Son intelligence ouverte et son absence totale de >>,<cant >' faisaient de tous les visiteurs des amis qui se sentaient chez » eux. Ses trois filles étaient comme elle : pleines d'intérêt pour le » mouvement ouvrier moderne. Marx abhorrait les marques exté- >~rieures de l'autorité, familiale ou autre. Il avait un extraordinaire » amour pour les enfants. Ce qu'il prisait le plus dans le Christ, c'é- » tait cet amour des enfant"s. C'était un compagnon très intéressant » qui se conciliait rapidement par son charme instinctif tous ceux >' qui l'approchaient. Les victoires du parti socialiste, en quelque pays » que ce fût, le mettaient en une joie qui n'avait pas de bornes, et » tous ceux qui étaient là s'associaient irrésistiblement à sa joie. En » 1868, quand parut la traduction russe du «Capital>', ce fut, à la » réception du premier exemplaire, une fête dans la famille et parmi » ses nombreux amis. »
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==