La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA REVUE SOCIALISTE Signé : Pour les patrons : H. M. Cl.>ambers (président), Thomas Ratcliffe Ellis (secrétaire). - Pour les mineurs : Benjamin Pickard (président), Tho111aAs shton (secrétaire). - Rosebery (président de la conférence), H. Llevellyn Smith (secrétaire de la conférence). J. M. BELGIQUE Les lndigenls. - D'après quelques recherches statistiques faites par Emile Vandervelde, il y aurait aujourd'hui, sur 5 ouvriers belges, au moins deux inscrits sur les listes des bureaux de bienfaisance. C'est donc environ un tiers de la classe ouvrière qui serait exclu du droit de suffrage, si le projet de loi électorale excluant les indigents sernurus venait à être voté. Enfin, voici d'après l'Amwaire de Statistique ( 1893) le chiffre des entrées, pendant les années : 1850. 1860. 1870. 1880. 1890. ITALIE 4.508 3 •43 I 4.836 8.984 17. 124 La sitnation en Sicile. - Extrait de la Petite République: Un rédacteur du Sécolo, le grand journal de Milan, l'un des rares quotidiens indépendants de l'Italie, en tous cas le mieux informé et le plus répandu de la Péninsule et à l'extérieur, a eu avec le député De Felice-Giuffrida une conversation qui met dans son jour véritable la situation présente de la Sicile. Du reste, l'interviewer ne pouvait mieux s'adresser, puisque De Felice-Giuffrida, aux élections dernières, a eu la majorité dans deux wllèges siciliens à la fois, ceux de Catane et de Paterno, qu'il représente à Montecitorio la protestation ouvrière de son île et qu'il a fondé le Fascia de Catane plusieurs années avant que les socialistes n'eussent organisé les autres fédérations prolétariennes de la Sicile. >' La situation politique est grave là-bas, dit en substance le représentant de Catane; toutefois les journaux qui donnent les Fasci comme prêts à prendre les armes d'un moment à l'autre, exagèrent beaucoup. Les députés socialistes ont dans la main la totalité des organisations ouvrières en Sicile, et si nous avions cru sonnée l'heure propice, nous aurions pu nous jeter dans l'action délibérément. Mais c'est dans les villes seulement et dans une faible portion de la campagne que les travailleurs ont pu jusqu'ici s'élever à la ferme conscience de leurs droits et de leurs devoirs. Nous savons trop à quels irrémédiables périls aboutit un mouvement insuffisamment préparé quant à l'instruction complète de tous les groupements appelés à y participer. Nous tenons à ce qu'on ne puisse pas dire, lorsque la Sicile se soulèvera, qu'elle a agi purement par désespoir de sa misère et par indignation des ignomies plus ou moins légales dont la harcèle le gouvernement. • 11faut que l'on comprenne bien que si _ellea recours à cette extré-

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