LA FRANCE (LA GRANDE oêcêNêRêE) quoi je n'indiquerai qu'en passant, l'orgueil démesuré l1LS Athéniens qui appelaient bMbares tous ceux qui n'étaient pas nés dans leur Yille, ainsi 1.-1ttlee àvis ro111a11ussu111 ! Cependant, mème dans la période préhistorique que tu as choisie. tu n·aurnis pas dû oublier que le ji11goïs111e anglais offre une ~rande analogie a\'eC le chai1'vi11is111e français et que, même, il :,e prés ...nte sous un aspect :;atirique et dur qui ne contribue pas à le rendre très attrayant. Et r orgueil tudesque! parlant de la phase de civilisation la plus parfaite et la plus grande et l"attnbuant imprudemment à sa propre race, à ce 111011gden11n11iq11c " qui doit s'imposer et se superposer à tout le r~ste du monde! " Remarque bien qu'il ne s'agit pas de ces doctes écriYains qui, depuis Hegel jusqu'à Momus, méprisent hautement tout c1: qui n'est pas allemand et, surtout, ce qui est latin! Cet état d'esprit, si contagiLux. a pénétré jusque dans les cl.lss\.!s les plus infimes de la Société. 0!ous en a\'ons eu un exemple très significatif par la pr<,clarnation dt. la colonie tudesque de Milan, très récemment, lors de l'arri\'ée à Rome de Guillaume II. On ne saurait dire, en lisant cette adresse, ce qui frappe d~ plus : ou de la grande arrogance qui s'y montre ou de l'incro_,·abh! oubli qui s'y marque. des reg-lès les pins élémentaires de la courtoisie qu'impose l'hospitalik donnée à d.::s étranµ;ers. Il est nai que P::iris. de rnème que Florence, se targuè d'une supériorit~ que beauwup lui reprochent! Mais il le fait d'une façon tellè, que les étrang~rs ne peu,·t-nt en ressentir aucun ennui et ne songent pas à la trouYer d0sagràble. On fait un reproche à la prc111ù;r,: R,jmbliqu.: d'a\'oir trahi ses orisines démocratiques en fondant un ordre chevakresqut : celui de la Lc.,:.:fo11 ,f'bo1lllc11r. Cela est Yrai, mais cependant injuste. car cett..:: créat1(1nest l'œuvre du Premier Co11s11l qui bi~n que n'ayant pas encore le titre d'Empereur en avait déjà i'autorité et prc'.parait les esprits aux changements qui allaient survenir, flattant, avec de pareils hoch..::ts. la nnitJ humaine! Malgré cela, les It::iliens sont mal yenus à faire des reproches aux autres, eux, chez qui l'on voit une telle quantité de d1,'ë>.11ias que l'on songe à les taxer pour augmenter les ressources du Trésor'. eux, qui ont procédé à la démocratisation de notre monarchie en rétablissant la Co11111lissiboùn,1ldiq11e et en faisant remettre en honneur. par celui-là même qui en a\'ait sigué l'abolition en Sicik, le titre d' Ex,·cl/mcc auquel tous les laveurs de vaisselle prétendect avoir droit'. ... Le général de Miribel adresse au corps d'armée quïl commande un ordre du jour vibrant et fier. En bonne justice on pouvait dire que la France n'a jamais rien gagné à se montrer provocante. Mais, pourquoi oublies-tu les conditions dans lesquelles fut lancé cet ordre du jour, et de quels brindisi i111périn11x, éminemment provocateurs, il fut précédé
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