622 LA REVUE SOCIALISTE SUISSE Le Droit a11trm1ail. - Les pétitions tendant à ce que le droit au travail soit l'objet d'un rcjcrc11d11w ont été couvertes de :,2-427 signatures. se répartissant comme suit : Zurich, 41. 178 - Berne, 9,857 - Lucerne, 2,419 - Uri, 326 - Schwyz, 574- Unterwalden, 126- Glaris, 1.115 - Zug, 354 - Fribourg, 883 - Scleure. 3,183 - Bàle (vilbge), 2,527 - Bàle (campagne), 957 - Schaffouse, 1,010-Appenzell, 1,101 -St-Gall, 3,645 - Grisons, 4_35 - Argovie, 2,529 - Turgovie. 574 - Tessin, 784 - Vaud. 3,114 - Valais, 221 - Neufchâtel, 3,658 - Gen~Ye, 1,857, ITALIE Le Co11grèssoci<1!1sfc. - Extrait d'une correspondance au Peuple de Bruxelles sur ce congrès auquel assistaient le docteur Adler, pour la démocratie socialiste d'Autriche, et les citoyens de Brouckère et Vandervelde, pour le Parti ouvrier belge : c1 Le deuxième congrès du Parti ouvrier italien ::i si:2gé à Reggio, une petite ville du Bolonais, dont les grnssi bcrgcsi contemplaient, avec une curiosité inquiète, les nouveaux barbares installés dans leurs murs. Un soir, nous dinions en plein air sous le doux ciel de septembre, devant la trattoria Garibaldi ; plus de deux cents personnes s'étaient massées autour de la table, à peu près comme autour de la cage des fauves à l'heure de leur repas. cc Par un contraste fréquent en Italie. la ville de l<.eggio est aussi conservatrice que la campagne est socialiste. En deçà des barrières de l'octroi, on élit un député ministériel, au-delà commence l'arrondi.:;sement de notre ami Prampolini, l'homme le plus populairè de la province d'Emilie. La première affiche que nous v1rnes au local des sociétés ouvrières - le palais où vécut l' Arioste - annoi1çait la mise en vente du portrait de Pr~llnpolini grandeur naturelle. Il fait déjà l'ornement de la plupart des chaumières. Pieuse adoration qui nous lait peutètre sourire, mais qui est bien naturelle chez ces pauvres gens, rongés de pellagre et de misère, pour celui qui, la première fois, leur a fait entrevoir un avenir meilleur, cc Prampolini est un des trois députés qui, depuis le début, ont adhéré au Parti ouvrier. D'autres adhésions lui arrivent en ce moment: il faut citer en première ligne Eurico Ferri, professeur de droit pén::ll à l'Université de Rome, l'un des fondateurs de la sociologie criminelle. Elu comme député radical, il décl.arait hier que peu à peu il avait été amené au socialisme, et que maintenant il accepte int~gralement le programme collectiviste et le principe de la lutte des classes. « Le Parti ouvrier italien, fondé depuis un an - au moins dans sa
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