CHOSES MILITAIRES -solidité des aptitudes qu'ils laissaient entrevoir, et de les éle,·er au grade de sous-officiers qu'ils exerceraient pendant huit mois. Nous verrons plus loin comment le recrutement de l'administration militaire permettrait d'en conserver quelques-uns au delà du temps normal. Au moment du renvoi de la classe, une sélection opérée parmi les sous-ofliciers mettrait à part cenx d'entre eux qui possédant les qualites indispensables à l"officier, seraient appelés à demeurer dans l"armée active en. cette qualité une ou deux années supplémentaires a,·ant de rentrer dans la vie civile. Les deux ou trois ans qu'ils auraient ainsi consacrés au métier des armes ne les auraient nullement rendus plus • impropres à l'exercice d'une profession que les soldats que l'on retient actuellement trois ans, que l'on gardait cinq ans il y a quelques années; nos cadres pourraient donc ètre recrutés dans toutes les classe::, de la société et les grades ne seraient plus l'apanage presque exclusif de la bourgeoisie. Rentrés dans la vie civile, ces officiers ne seraient pas dégagés de toute obligation militaire, Un premier soin leur incomberait : celui de J'in~truction cantonale. Leur second devoir serait de se maintenir aptes au maniement des troupes. en accomplissant un certain nombre de stages dans la portion active. Deux systèmes pourraient être appliqués : soit un double stage d'une année entre vingt-quatre et quarante-cinq ans. soit un stage annuel d'un mois. Vraisemblablement les deux procédés pourraient ètre appliqués concurr_emment; les manœuvres d'ensemble s'opérant ~près les récoltes, le rural donnerait la préférence au service annuel accompli à cette époque, l'homme aisé, rouwier des villes, trouvant dans s~ s:>lde plus que l'équivalent de son gain journalier ne reculerait pas devant une année entière de présence. Nous verrons ailleurs une autre raison qui militerait en faveur de ce compromis. Nous pouvons aisément nous faire une idée de la valeur que posséderaient des cadres ainsi constitués, En effet, les officiers des armes spéciales qui sont supposées exiger les connaissances les plus éter.dues ne demeurent dans les troupes qu'un temps relativement restreint. Ceux du génie en particulier. n'accomplissent souvent dans ks régiments, pendant toute leur carrière, que quatre ou cinq années de service: il ne semble pas pourtant que sur les champs de bataille ils se soient jamais montrés inférieurs à leurs camarades des a~tres armes. L'état-major a pour rôle d' élaborerle plan des opérations dans toutes les éventualités possibles et d •en assurer l'exécution si l'une d'elles vient à se réaliser. La première condition pour mener à bonne fin une si vaste mission est que les officiers qui seront appelés à la remplir con• naissent tous les besoins du sold'.lt, toutes les ressources qu'il est susceptible de fournir e:1campagne et la limit~ qui s'ir.Jpose a:.ix fatigues
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