MOUVEMENT SOCIAL 491 10 Remise éhaque quinzaine, d'un double carnetde paye; 2° Augmentation de I o o/o sur les salaires et fixation à 5 fr. 50 du minimum de la journée, ce qui, avec les 20 o/o accordés antérieurement, donnerait pour les ouvriers à la veine un salaire quotidien de 7 fr. 1 5. 3° Qu'il ne soit plus congédié d'ouvriers ayant atteint leur quarantième année, car,en raison de l'accord existant entre toutes les compagnies, il est in:ipossible fa ceux-ci de trouver du travail; 40 Suppression des amendes pour charbons malpropres; • 50 Que pour aucune raison, on ne réduira plus les prix de tàche actuels, sauf en ce qui concerne les différences qui doivent exister entre les traçages et les dépilages. Et 60 qu'à l'avenir il ne soit plus renvoyé d'ouvriers ayant encouru une condamnation, d'autant que celle-ci n'aura pas porté préjudice à la compagnie. , En vous soumettant ce tableau, nous sommes l'interprète des ouvriers et nous vous prions de nous faire parvenir votre réponse pour le jeudi 14 septembre, avant midi, au siège du syndicat, 10, rue de la Paix, à Lens. Recevez, monsieur le directeur, l'assurance de nos sentiments respectueux, Le secrétaire général, A. LAMENDIN. Le président BASLY. Le secrétaire adjoint, EVRARD. Les quatorze compagnies ayant répondu au syndicat par une fin de non-recevoir, voici résumés les motifs invoqués par elles: 1 ° Nous ne provoquons pas la guerre pour relever les cours de charbon. Elle nous ferait autant de tort pour le moins qu'aux ouvriers; 2° Les salaires, loin d'avoir baissé, ont augmenté de 30 o/o. Une note envoyée aujourd'hui à la presse le démontre. Ainsi, pour la dernière quinzaine. finissant le 15 aoùt, les salaires.ont été de 539,589 fr. La moyenne de la journée est de 5 fr. 80. 30 Le double carnet de paye ne pourrait s'établir que sur nos écritures et quelle administratiori consentira jamais, pas plus qu'un commerçant à montrer ainsi toute sa comptabilité? Nous remettons le double au contrè>le de l'Etat. Qµe l'Etat le communique, si cela lui plaît; 40 Qµant à l'interdiction de renvoyer un ouvrier après quarante ans d'âge, ce serait la suppression de toute discipline, de toute organisation industrielle; 5° Les amendes ne peuvent être supprimées. C'est la garantie que la marchandise sera propre. Nous payons les mineurs pour qu'ils tirent du bon charbon, comme un imprimeur paie un typographe pour lui faire de la bonne composition ; 6° Le prix du travail à la tâche ne peut être fixé que par convention mutuelle; • 7° Tout homme condamné correctionnellement; c'est-à-dire ayant un casier judiciaîre, sera exclu par nous. En conséquence, les délégués des mineurs, réunis le 14 septembre ont, après 2 heures de discussion paisible, voté la grève au scrutin
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