La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA REVUE SOCIALISTE Rien ne demeure, tout s'é.::roulc ; L'exemple seul dit : « Je vivrai! » On ressuscite dans b foule Q!,_1andon n'a servi que le vrai. La fin des maux, l'oubli des haines, Les bons grains semés à mains pleines, L'espoir de l'aube et du réveil: Voilà ce qui survit à l'homme Q!,_1andles droits se sont levés comme Les épis mürs d:rns le soleil! Tu n'étais qu'un tout petit pâtre, Vêtu d'ombre et de pauvreté, ~and tu sentis dans ton cœur battre Tout lt: cœur di:;_l'humanité. Le mal ouvrait partout sa serre, La terre saignait, ô misère! Pour l'orgueil brulai des drapeaux: Toi, tu rêvais déjà peut-Gtre D'arracher aux griffes du maître La laine de tous les troupeaux! Tu n:vais l'homme heureux et libre, Le devoir fièrement compris, L"œuvre des bras en équilibre Ave.: le travail des esprits; Le grand chêne égal au brin d'herbe, Le droit à la commune gerbe, Aux mêmes fruits d'or des vergers! De Jeanne-cl' Arc à Geneviève C'est toujours quelque noble rêve ~i hante l'âme des bergers. La Chimère te prit en croupe, Tayant jugé vaillant et fort; Tu tendis ta lèvre à la croupe, Tu bus la science à plein bord. M::iis avant d'annoncer au monde Tes saints labeurs, ta foi profonde Et la revanche des haillons, Tu poursuivis la strophe ailée ~i voltigeait p::tr la v::illée Du côté des bleus papillons! Les champs sont pleins d'apothéoses, Même quand les dieux sont partis; Il faut ::ivoir aimé les roses Pour bien défondre les petits. Toujours l'idée après le songe!

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