LA RE\'UF SOCIALISTr DELANATURE ET DU CARACTÈROERGANIQUDE SLOISSOCIALES Nul être ,·i,·ant 111..!ssleul. Nous ne püu\'ons concc,·oir l'exi~;tcncc d'un seul être vi\'ant sans le supposer né de quèlque autre ou dékrmin-: par quelque condition ..:ausalc. Tout _;e tient. tout s'enchainL dans l'unin:rscl et éternel devenir. au-;si bien pour les êtres \'ivants que pour les phénomènes du monde physique. Partout. nous 111.\.'!Oyons que de_; ph(·nomencs déterminés par les conditions qui les produisent. et devenant eux-même-; les conditions déterminantes de ..:eux qui leur succel:ent. 1os exprèSsions et classifi..:ations ne font LJLll.! traduire les diverses façons dont le:-- choscs se ddermiï1cnt dans notre connaissance : c·est ainsi que nous employons des mots différents pour exprimer la mutuelle dépendance d le mode spccial de groupement des phénomcnes dans le mondè physique. 0rganiquc et social. Bien que le monde social ne soit pour ainsi dire que le monde organique. puisqu'il n·l.!st compo.,é. comme lui. que de J'en'.,emblc de::- ètres vivant_;, nous réseï\'On-:; plus spé..:ialement l'expression de monde organique pour embrasser toutes les manifestation:·, de la \'ie organique de;:sindi\'idus con-:;idérés isolément. tandis que nous comprenons sous la cknomination dl.' monde ou de regnc so.:ial les ph(.!nomènes déterminés. p:u les rapports ou relations d..!s ~tres YiYants entre eux et aYec leurs milieux. De mèml.! quïl ne suffit point d'étudier la zoologie pour se fair..: une conception du monde organique, de meme on ne -;aurait se faire une juste idée du règne social en se contentant de l'étude descriptin: de~ So..:iétés. Nous sentons que l'homme ne peut se c_omprendre si on veut l'en\'isager isoléml'nt de tout cc qui le complète : nous sommes
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