LA REVUE SOCIALISTE Mon temps. - RhY d,· sagcssi1, p:ir RAOULGLORIAc, hez Savine, 1 vol. Le Rrve de M. Gloria est d'une sagesse telle que les hommes raisonnablesne sauraient, un seul instant, songer à en faire une réalité. Après avoir longuement exposé, dans un style bizarre, ses projets contre notre époque, M. Gloria conclut en donnant à ses contemporains ce conseil évidemment tiré de sa foi religieuse : Aimc{-vous les 11/lS les autres. Voilà qui est bien. L'Eva11giltJ nous le recommande, en effet, ainsi que M. de Mun. Nous savons où nous a conduit I' Evallgile et où nous conduirait le socialisme chrétien. Mieux vaut un peu moins de sagesse - de celle-là surtout - et un peu plus de liberté morale et effective. Nous resterons peut-être des fous pour M. Gloria, mais nous aurons la satisfaction de marcher à la conquète de notre idéal sociale, de cette amitié mutuelle qu'il nous propose, avec le seul Eva11gif,, accertable; celui de la nature et de la solidarité h11111ai11tJ. R. D. Calendrier de l'ère révolutionnaire et sociale, par A. RÉGNARD, 1 volume chez l'auteur, .35, rue Gay-Lussac, et dans les bureaux de la Rc'VIICSocia lislt:. L'ère future à la préparation de laquelle se consacrent toutes les forces socialistes, l'ère qui partira de la Révolution sociale pour marquer la date de l'affranchissement des peuples, devra, certainement, rejeter le calendrier grégorien, ses saints et ses fêtes, pour adopter un calendrier plus conforme à ses origines et célébrer des fêtes plus aptes à entretenir dans les masses le culte des grandes commémorations humanitaires. Cet almanach nouveau, le docteur A. Régnard vient de le publier, et, bien qu'il arrive quelque peu en avance, la lecture n'en offre pas moins un intérêt très grand! Le D' Régnard, qui n'~t pas un inconnu pour les fervents des études sociales, a établi son calendrier dans un esprit rigoureusement systématique, reprenant l'ancienne division des mois adoptée en 1792 pour « !'Ère de la République», mais remplaçant les noms choisis autrefois, par ceux des sciences et des arts, personnifiés par celui des héros qui dans chaque branche, a le plus servi la cause de l'Humanité. C'est ainsi que Vi!11démiairt devient le mois de la Pbilosophfr, représentée par AristidtJ, Brumaire, celui de la Raison, représentée par Didaol, Gcrmrnal, celui des Beaux-Arts, représentés par Phidias, etc., etc. Chacun de ces héros se place, dans le mois, au jour du premier décadi; les autres célébrités rayonnantes ont leurs noms marqués, par ordre de valeur, aux différents décadis ou quintidis; enfin, les jours intermédiaires sont réservés à ceux qui se sont illu.strés dans le même ordre d'idées ou de travaux, s:rns néanmoins ·avoir atteint le niveau des autres gloires. Dans cette nomenclature, l'auteur n'avait que l'embarras, très réel, du choix. lis ~ont si nombreux, en effet, les génies qui, à chaque époque de notre
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==