MOUVEMENT SOCIAL 107 La Fédération des mi11eurs. - Les mineurs du comté de Nortumberland qui, jusqu'à présent, s'étaient tenus en dehors de la Fédération des mineurs de la Grande-Bretagne, ont décidé à une grande majorité d'entrer dans ladite fédération. C'est un évènement d'une certaine importance pour le développement ultérieur du parti ouvrier. A cette heure, la Fédération compte comme membres tous les mineurs d'Angleterre, un tiers de ceux du pays de Galles et la majorité de ceux d'Ecosse. La question des 8 heures légales est la planche principale de la plateforme de la Fédération, et l'incorporation des mineurs de Nortumberland semble indiquer que la majorité de ceux-ci a changé d'opinion sur l'obtention légale de 8 heures, à laquelle elle s'était jusqu'ici opposée. Il parait que cette décision a été prise malgré l'opposition des chefs, opposition à laquelle ne sont pas étrangères les petites rivalités jalouses: mais le peuple a montré dans ce cas que son instinct est plus sage que celui de ses chefs. Step11iak. - Dans la Revue de la presse étrangère du précédent numéro, Pierre Boz parlant de Stepniak (au sujet de l'article de notre confrère russe dans la <,Justice» de Londres) dit qu'il « ne fait pas partie expressément de la S. D. F., que c'est un observateur indépendant, un franc-tireur. » L_erenseignement n'est pas tout à fait exact, car Stepniak appartient depuis quelque temps à une organisation socialiste bien connue, à savoir, notre sympathique amie et alliée, la Société fabienne. Bemard Sbaw. Bernard Shaw, le socialiste fabien, vient de publier en volume, la pièce socialiste ,< Maisons de veufs » dont j'ai donné un compte rendu dans le numéro de janvier. Ce livre est précédé d'une préface et suivi d'une réponse aux critiques qui ont été faites du drame. Inutile de dire que l'une et l'autre sont extrèmement intéressantes par l'esprit, l'humour, la causticité et la hardiesse d'idées qui caractérisent l'auteur. Jules MAGNY. HOLLANDE les logellle11/sd'on~uiers. - Voici pour Amsterdam les premiers résultats des travaux de la commission des logements insalubres. La dite commission a borné, jusqu'à ce jour, ses investigations à un seul quartier, comprenant les îlots du Kattenburg, du Wittenburg et d'Oosten burg, où nombre d'ouvriers sont réduits à habiter des caves. Le nombre de ces caves se monte à 197, dont 1 54 visitées. Parmi ces dernières, il y en a 45 fran<::hement inhabitables, 37 humides et 72 quelque peu satisfaisant aux exigences de l'hygiène. Il n'y a d'eau que
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