UX DRAME SOCIALISTE SUR LA SCÈXE AXGLAI!-E 8:") alors il y a fait des réparations appar('ntes, y a installé une compagni(' factice, afin d'obtenir une compensation plus sub tantielle. Eh bien, il est venu YOir son ami Sartorius pour lui apprendre que la même avenue va couper ses maisons et qu'en agissant comme lui, Lickchee e, il aura une comp('nsation magnifique. ~lais Sartorius ne veut pas risquer ce coup sans que le créancier hypolhécaire, le délaissé Trench, y con ente. Lickcheese a prévu l'objection et a pris la liberté de donner rendez-vous ù Tren ch et à son ami Cockane dont il a fait son secrélaire. l'résentement, les deux amis arri\·ent, et nous assistons à une scène de haute comédie sous forme d'un meeting dont Lickcheese assume la présidence. On y critique vertement l'esprit progr('ssif ('t sociali ·te du Conseil, si dur aux propriétaires de bouges et aux siceaters eu général. Lickcheeso est d'un cynisme admirabl(' en déclarant emphatiquement que le Gonseil Municipal est le fléau des propriél.c1ires d'immeubles. Trench, boudeur et maussade, fait des difficultés que lui dicte sa répugnance ù CC'stripotages. Mais Sarlorius le menace de le rembourser, lui faisant remarquer que son capital placé en rente sur l'Etat ne lui rapportera qu'un intérêt moitié dP celui qu'il lui sert. 'french est ébranlé. Alors Lickcheese entraine Sartorius et Cockane dans une pièce voisine pour susciter une entrevue entre Trench et Blanche. Rest(• seul, Trench arpente le salon, s'arréle devant une photographie de Blanche et l'embrasse. Blanche, qui vient de rentrer, a vu, sans qu'il l(' sache, Trench déposer un baiser sur son portrait. Dans un accès bien féminin, elle lïnvective pendant cinq minutes sans que celui-ci réponde une parole. Elle est .iur le point de se retirer, change subitement d'avis, reYient doucement vers Trench, lui passe s~s bras autour du cou et l'embrasse. Trench est capturé. Les trois autres tripoteurs entrent, Trench donne son assentiment, la bonne annouce que le déjeuner est servi et le rideau tombe sur les personnages réconciliés passant dans la salle à manger. Telle est la pièce de Shaw. La premii,re représentation a été accueil lie par plus de sifilets q11ed'applaudissements; la deuxième et dernière n'a eu que des applaudissements et pas un seul sifilet. Les critiques, à part deux ou trois, se sont mon lrés très hostiles, déniant à Shaw tout sens dramatique, affectant de ne cousidérer sa pièce que comme une conférence fabienne, découpée en scène. C'est là une grande erreur, à mon avis, de personnes moins soucieuses de la vérité que des conventions théàtrales, des règles
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