REYGE DES REVCER 73!) plus exactement Labo,· prirty, sur la plateforme de sa fameuse taxe unique - t!tf' Ni1t,ql,, ta r plrllfor111 - mais cet embryon de parti n'a pas tardé à se disperser, tandis que le JH1J11d1ï1•, qui s'est .affirmé aux dernières élections présidentielles, ne cesse de progresser. !\f. de Rousier, après nous avoir donné tous ces renseignements, $'empresse d'ajouter qu'il ne rrdoute pas le p?ril socialiste pour un pays habitué depuis de longues années à la pratique la plus large du 8,,(( go1·rrn1111•11t. Cependant, puisque Je parti républicain a reçu le coup de grâce des amis de ~[. Cleveland, que ceux-ci, d'autre part. épuisés, semblc-t-il, par l'effort -de la victoire, sont ,'t la Yeille de disparaître, ainsi que leurs ri vaux occis, seul le Peo1J/i/8party ne semble pas menacé dans son existence. Qui peut dire, dès lors, le développement que l'avenir lui réserve? - Yous autres, Européens, me disait il y a six ans Lawrence Gronluud, Yous êtes trop empètrés dans vos vieilles formes économiques usées et vos petites sociétés bourgeoises, pour réaliser promptement et sans le secours de l'exemple, l'organisation socialiste que le nouveau mode de production élabore. C'est à nous, citoyens des Etats-Cnis qu"appartiendra l'insigne houneur -d'entri:lr les premier' dans l'œuvre des Ü'mps nouveaux, vers laquelle uous pou sent les progrès irrésistibles de notre civilisation ... En suivant tons les évènements qui se sont succédé aux Etats-Unis depuis six ans, cette affirmation de Gro11lund m'est -souvent reYenue à la mémoire, et j'y pensais Pncore tantôt, en lisant dans l'article de !\I. de Rousier, l'énumération des causes <JUiprécipitent la chute <lesdeux grands partis traditionnels de l'Union. Reste le« Pt•o11le'.,party. » Jesuiscon,·aincu que dans quelques années il fera parler de lui, rlaus cette vieille Europe trop indifférente à ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique. Gustave RoUA::'\ET.
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