LA REVGE SOCIALISTE mort. Les républicains ont vt•cu, croit le rédacteur de la ,','ril'lu·,, s,,cialt•. Mais le parti des démocrates n·a pas lieu de considérer avec trop <l'orgueil l'écrasement de ses adversaires traditionnels, car lui aussi, est fortement atteint, pense 1I. de Rousier. ll périra de 1·excès même de sa victoire et de l'absence du parti républicain déconfit. La majorité des démocrates est une coali tiou d'intérèts et d'appétits, correspondant, quand <>Iles'est formée, aux intért\ts supérieurs immédiats de l'Union, compromis par la politique économique du parti républicain. Cette coalition est appelée à se ùi soudre, pour des motifs que M. de Rousier indigne, mais quïl serait trop long dr rapporter ici. Les deux g"rands partis politiques des Etats-Unis désorganisés, que restc-t-il donc'? Evidemment, le troisième parti, né d"hier, le parti populaire, "P1•01d1:.~ J1arly" ou po1111/it1•, d"après le néologi.;;me de la dernière campagn':! élrctorale. Cc parti du peuple s·e t atllrmé, pour la première fois, aux derniëre" élecLions rt a obtenu une trrntainc de voix sur les l1l délégué présidentiels. ?\umériquement c·est peu - un quinzième à peine de la dét('.,gation. Politiquement c'est bcancoup, et l'évènement, nous dit ;>.I.de Rousic•r, à qui la gravité du fait n'échappe pas, t< a fortement impressionné l'opinion». Yoici comment notre auteur résume le programme politique et social du Pl'Opt,:sparty: Ses revendications t<se fonda11t principalemcut, dit-il, sur lïndifférence des anciens parti,; aux souffrances du peuple, aucun ne s·occupe de ses v{•ritablcs intérêts, la question des tarifs les absorbe complNemcnt. Tel est le grand reproche. - En plus, tons les deux favorisent les monopolrs rt l'accaparement des chemins de fer. des télégraphes, des téléphone par de riches particuliers. Enfin, le pouvoir judiciaire tyrannise le peuple. Gràce au prh·ilège <l'interpréter les lois que lrur reconnait la ConslituLion, les juges se moquent des lois fait.es par le peuple et jugent !'.uirnnt lïntérèt des gens riches qui les corrompent.- En conséquenc,,, le 11arti du peuple demande que le gouvernement acquière et exploite les chemins de fer, les téli-graphes et les téléphones et qu'il organise un refcrendum populaire pour reviser la Constitution en ce qui concerne le pouvoir judiciaire.» Au caractère précis et limité de ces revendications. embrassant deux ou trois points seulement, on reconnait l'espritanglosaxon des rédacteurs de ce programme mesuré, circonspect, prudent à l'excès. Et, en cffrt, le parti populaire, nous explique :'IL de Rousier, est surton t recruté parmi les Chi•va/i,,,-.~du 1',·amil et L-lllùuu·1· d1•.~F1•r111ù,r.~. M. Henry George avait essayé, il y a trois ou quatre ans, de grouper un parti du peuple,
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