}:CHO:-\ DRAlL\TTQ"CE;, 727 lTTalkyriPs, ,·ierges guerrières et auvages,amazonesde 1'01,rmi,e, déessesdes combats,qui ouvrent aux guerriers morts en combalt:rnt les portes <lu \\'alhall (St•jour des Dieux). Brnnehiide, la plus belle des \\'alkyries, s'éprend de Siegmun<l C'l protègr le héros et sa fiancfe contre la colère de Wotan qui, pous,t'• par sa femme Fricka-Jnnon, poursuit l'adultère. Siegmnnd meurt. Brunehilde en punition de sa rt'•bellion envers \Votan e~t condamnée à dormir entourée <le flammes, jusq1ù\ ce qu'elle soit réveillée par un héros .~r111s1w11,· et .~r1,1s rr'111·othr's. Cehéros sera Sirgfrie<l fils deSiegmune! et deSirglinde qui, pins fier, plus libre et plusheureux(pteson père,conqurrra !'Anneau de :'\ir•belung, et la belle Walkyrie et l'Or du Rhin. Ainsi le C'1·1'}111st11lr• dn Dil'11.r brillera d'un dernier éclat puisque !'Olympe unira la domination du monde ù l'amour, à la jeunesse, à la richesse. :\lais la ruse tri<,mphe de la vertu du héros. Siegfried, et la""alkyrie. ,on amante. fait construire un bùd1er qui monte jm:qu'au ciel, et dévore la Wrtllwllr1 en m<~metemps que la belle guerrière. Ain i finissent les !lieux, Je- Empires et mème les Républiques, quand ils sont basés sut· la convention, la violence et la ruse. Dans cette légende mythologique dr la ll'al/ry1·fr. comme dans la vie sociale actuelle, la Yengeance, la guerre, la mort, les dirux et les hommrs. s'acharnent confre des innocents, coupables d'arnir écouté les mille voix de la forêt, de la jeune se et du printemps: et la voix plus douce et plus profonde <le l'amour. Confondus, dès leur naissance, <lansl<'sein de la mè1·e, Siegmund et Sieglinde restent confondus dans l'Amour, cl obéissent à la loi srreine drsattractions naturelles.C'est pou1·celaquïls meurent vicli mesdespassionsmauvai esdesdieux et deshommes. En bonne civilisation, les unions fraternelles s·appellent incestes. mais au temps de~Géants, <lesDieux et ùes:-;ains, ces enfantillage avaient peu d'importance. nu reste, actuellement encore, les princesses Siamoises ne peu,·ent épouser que lmr f,·èl'e. Ici, par hasard, la loi naturelle n'est pas en opposition avec la conventionnelle. L'œuvre de \Vagner déronte nos habitudes françaises. Les dieux de l'Olympe sont traités par nous avec une familiarité regreltable dans l'espèce. La belle Hélène, et Yénus, et Cupidon hantent.nos esprits légers. ,Jupin, lui-mème. et Junon, sa majesteuse moiti(•, u'ont pas gagné beaucoupde dignité dans leurs fréquentations avec Olfenbach. Descomparaisons malsaines s'élablissPnt, malgré nous, entre les divinités Wagnériennes et les dieux bous enfants qui fredonnent de ~i joyeux fions-fions. Le respect s'en va: c'est certain.
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