LA BIEXFAIKAXCE EX HOLLAXDE 713 tement que possible, la tàche est malaisée. Rn effet, nous n'avons eu que des renseignements verbaux, recueillis, pour ainsi dire, bribe à bribe, dans le cours de no,; excurtiions, et en partie notés sur un carnet. Après les longues et cruelles guerres de la Révolution et de l'Empire, la Hollande fut en proie à une misère épouvantable; en 1816, une disette affreuse aggrarn la situation. "Gnhomme de forte initiative, le général Yan den Bosch, constitua une Société de bienfaisance dans les grands centre~. puis dan~ leHpetiteR localités. AprèR quatre ans, la société avait recruté en ,·iron trente mille souscriptions. Yan den Bosch acheta ou obtint de r:Etat un vaste territoire au nord-est du Zui<lerzée, territoire de dunes et de bruyères. Dès qu'il eut recruté cinq à six cents colons, familles et individus, le général s'installa dans une clairiore du bois de Westerbeck,à quelques lieues de t\teenwijk,clans une très modeste demeure, afin de diriger de près la colonie. CË•tait en 18:20. Le début fut difficile, et l'œuvre maintes fois menacée. )fais rien n'égale la ténacité néerlandaise. Les fermes s'éleYèrent ; pied à pied, la bruyère, pui,.;la dune furent conquises, transformées ici, en chênaie, en ~apinière; là, en champs de blé, de sarrazin, de pommes de terre, ou en prairies par;;emées d'arbres fruitiers, et, le long des innombrables petits cours d'eau, en saulaies et en oseraies; d'immenses tourbières furent exploitées. A cette colonie datant déjà d'un demi-siècle, ::\LLohnis imprima une impulsion réellement remarquable, comme je l'ai dit plus haut. A l'heure qu'il est, la colonie est diYisée en trois communes contiguës: Frédérik's oord, ,vuhelmina's oord, \Villem\; oord {oord peut se traduire par localité). La première est la résidence du directeur, les deux autres sont gérées par def! sous-directeurs. Le téléphone et un bureau postal dessen"ent la colonie. La population totale, de trois à quatre mille habitantf!, est répartie en six fermes appartenant it la société, en petites fermes et en habitations isolées, louées par elle. Les familles, les individus ayant demandé l'admission dans la colonie,font un stage plus ou moins long clans les fermes sociales. Ceux qui sont parvenus à s'amasser un certain pécule le versent entre les mains du directeur. Celui-ci leur fait bàtir une maison en briques et à rez-de-chaussée. En entrant, un vestibule; puis, sur la gauche, l'étable cou verte solidement en roseaux, un tect pour un -ou deux porcs ; sur la droite, deux pièces. A l'entour, un jardin. Non loin, deux hectares et demi que le colon, quasi ém~ncipé, <:ultive eu blé, sarraûn, pommes de terre, luzerne, etc.
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