L'ORGAXISATIOX CORPORATIYE ET LA PRESfŒ SOCIAL!. TE C!);j Une Commission fut nommée pour remplir cette tâche impossible. Ses efforts eurent néanmoins pour résultat de faire la lumière sur la véritable solution. L'erreur était ùe vouloir amalgamer deux principes qui ne He prêtent pas à une combinaison, de prMendre incarner clans une même forme deux choses contraires, rune essentiellement ou verte par sa nature, l'autre non moins essentiellement fermée. La vérité consiste à reconnaître que ces deux choses incompatibles peuYent coexister séparément,incarnées chacune clans une forme distincte. A cette condition seulement, elles pourront atteindre leur complet <[{,veloppement et porter tous leurs fruits. Le groupe politique et le groupe corporatif ainsi réunis sans Reconfondre, se fortifiant et se complétant run par l'antre : telle est la méthode waie et pleinement efficace. Xous étions clone amenés logiq nement et pratiq ucmcnt i1créer non pas un, maiR deux syndicats, l\m fermé, l'autre ouvert; socialistes tous deux au surplus, l'un d'opinion, l'autre de fait ; l'un théoriquement en ce sens qnïl recrute exclusiYcment ses membres dans les rang,; ùe l'opinion socialist<', !"autre pratiquement en ce sens qu'il aborde le socialisme par le côté>émin<>mment p1·,1tiquede la lutte des classes, la lutte entre Ralariat et, patronat. Ce dernier aura son siège à la Bourse du tra mil. Il y a pleinement droit. Au début la Bourse du travail paraissait den>ir rest<'r le monopole des travailleurs manuels. "Gncpremière br!'.-che a été faite à ce préjugé par le syndicat des instiLuteurs, une autre par le syndicat d<'s artiHtes. Xous entrerons par cette double. brêche, au double titre d'artistes et d'inHtitutenrH. On a prétendu que la pre~se était très mal vue dans le palais du trarnil. Llc'S ouvriers sont trop intelligents aujourd'hui, pour ne pas comprendre qu'il serait malhabile de repousser des gens dont le concours leur est indispensable. Ajoutom; que toutes les g-.iranli<'sseront offertes; nul ne pourra entrer dans la corporaLion, sïl ne s'engage, sous peine de radiation, à ne jamais porter préjudice aux intérêts ouvriers. Certains sont enco1·e offust1ués par la pem,ée de voir des réactionnaires pé>nétrer parmi nous. C'est un reste du préjugé jacobin. Longtemps on n 'ayait compris la tactique révolutionnaire que d'une façon : se former en phalange serrée, disciplinée, <l'un 1-ecrutement méticuleux et par suite lent et difficile. Le syst-0mo a du bon encore de notre temps; je pense même que ceux IJUÎ l'ont abandonné feraient bien d'y revenir. Mais il n'est plus le seul aujourd'hui. 8ous le régime tle la liberté, un autre est rendu possible : c'est l'agitation portée en pleine masse ouvrière, au
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