LE SOCIALJ!'(ME COMMU~AL Gli5 limitation plus restrictive encore des droits municipaux, et la substitution à la règle actuelle : « Tout cc qui n'est pas défendu est permis»; de celle-ci: «Tout ce qui n'est pas permis est défendu». Voilà qui est bien digne d"un libéral !- (M. Léon Donnat est mort aujourd'hui ; Que l'on me permette d'ajouter sur épreu ,·es cette parenthèse pour affirmer mon profond respect de sa mémoire et l'estime particulière que j'ai toujours professée pour cet esprit supérieur.) Nous ne voulons pas examiner combien une détermination aussi strictement limitative des attributions des conseilH électifs serait peu praticable, et les troubles, les procès et les conflits qu'elle entraînerait infailliblement. Mais vraiment pareille proposition, si étonnante qu'elle puisse paraitre, ne détonne pas clam; l'étude à laquelle nous faisons allusion et qui a été pnbliée par les Annales Economique8 du 20 Koœmbre 18!ll; en fait d'interventions des pouvoirs publics,« pour régulariser et compléter les services généraux », l'on y reconnait que la légitimité c\e celles qui ont pour but de garantir les intérèts des Compagnies de chemins de fer, et des grosses entreprises financières et industrielles. M. Léon Donnat daigne reconnaître que le socialisme« coule à pleins bords ». :\lais il s'insurge contre C'3 courant, notamment contre le socialisme municipal. << Cette forme du socialisme s'atta- « che à toutes les branches de l'activité locale ; elle est donc « dangereuse au premier chef; et, bien qu'elle ne soit qu'un « dérivé du Socialisme d'Etat, elle mérite d'attirer tout autant « l'attention. » Et là-dessus 111L. éon Donnat vitupère ses anciens collègues du Conseil ::\funicipal de Paris. ~ ou,i ferons gràce aux lecteurs de ces critiques, quïl pourra d"ailleurs trouver dans les A1111rtle.~ Economiques. L'ex-conseiller municipal de Paris, << membre de la Société d'Economie Politique et du Cobden Club)), cite l'exemple des Etats-Unis, où, prétend-t-il, existe cette règle : Pour les pouvoirs publics tout ce qui n'est pas permis est défendu. - Cette affirmation mériterait confirmation et plus ample examen. Quoiqu'il en soit, M. Donnat est cependant forcé <l'avouer que de multiples chartes spéciales viennent sans cesse modifier et étendre les attributions légales des municipalités américaines, - dont chacune a une charte autonome d'incorporation, charte toujours révisable. Et c'est au nom de cette constatation du quasi-autonomisme libertaire de chacune des Communes des Etats-Unis que 111.Donnat convie les Français à restreindre uniformément les droits légaux de toutes les municipalités françaises! La logique de cette conclusion est au moins bizarre. La législation municipale américaine n'est pas uniforme,
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