La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

630 LA REVUE SOCALISTE et Brenillé ; - une douzaine de républicains municipaux; - une forte majorité radicale socialiste, à tendances socialistes nettement accentuées, - deux socialistes indépendants : MM. Baudin et Roua net; - deux membres du Comité révolutionnaire central: :\DL Vaillant et Chau,·ière; - 4 adhérents au Parti Ouvrier socialiste révolutionnaire : i\il\I. Berthaut, Chausse, Faillet, \Veber: - et 5 broussistes: MM. Caumeau, Blondeau, Pican, Rétier, Prudent-Dervillers. Donc, si notre ami Longuet, socialiste indépendant n'avait pas subi un échec, uniquement dCt à de mesquines questions locales d'intérêt de quartier, le nombre des conseillers socialistes classés dans l'une des organisations socialistes, aurait été de quatorze. l\Iais que de votes socialistes seront également émis par des. conseillers étiquetés n1dicaux Rocialistes, notamment l'approbation des revendications de la classe ouvrière formulées en sa manifrstation Ju Premier hlai. [.:!If' co11ffrl'11t•f> dhnorratique et soriale à lu Sorùo111u. - L'espace m·est trop minutieusement mesuré pour que je puisse dii-e ici tout le bien que je pense et du conférencier, 11. Aulard, et du conseil municipal de Paris qui a su donner une leçon au gouvernement en créant quelques chaires d'enseignement supérieur véritablement imbues du sens républicain, et, - à côté <ln groupe des Etudiants franchement révolutionnaires venus au Socialisme comme leurs camarades démocrates non par nécessité économique, mais par nécessité morale, par fraternité ; par nécessité de donner satisfaction à leurs instincts de justice, - de l'esprit ai·demmenl réformiste de l'association studieuse qui a pris le beau titre de Ligue démoCl'alique cll's Ecoles. " Plus de justice dans les rapports sociaux, c'est-à-dire à la fois plus d'indépendance pour tous les individus et plus de solidarité entre les citoyens Jl, voilà la formule, le fil conducteur qui guidera ces courageux jeunes gens, dont les travaux ont été inaugurés par une sorte do conférence-manifeste. M. Aulard, professeur d'Histofre de la Révolution Frw1raisP à la Sorbonne, n'a pas. craint de s'attaquer au chauvinisme " égoïste, vaniteux, antihumain, né du despotisme militaire dont il est la fanfaronnade et la jactance. Hier, il voulait conquérir l'Europe sans autre but que la rapine et la gloriole; aujourd'hui, il voudrait emprisonner l'âme de la France derrière une muraille de Chine ». M. Aularcl a ajouté que nous marchons à l'unité européenne. « C'est à la science et à la rnison de préparer de lon~ue main et peu à peu, cet accord que la nécessité imposera un jour à nos querelles occidentales ».

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