582 LA REVUE SOCIALISTE celui-ci. De mtime il se servait de l'exemple de Zürich pour chercher à entrainer la Belgique dans la même voie. En 18G8il s·était adressé par lettre ouverte au D' Johann Jacobi de Konigsberg, un savant trils estimé en Allemagne, pour l'engager à se déclarer pour la 16gislation directe par le peu pli', démarche qni fut suivie de succès. Il s'adressa également à Yictor Hugo pour le prier de l'aider à propager cette idée en France. \ïctor llugo lui répondit: « Dans quelques semaines je passerai peut-être par Cologne, et je serai heureux de m'entretenir avec vous du grand sujet que vous traitez avec tant d'élévation ». .\lais \ïclor Hugo avait plus la nature d"un poète que celle d'un homme politique, et cet essai resta sans résultat pratique. Une tentative que fit Rittinghausen dans le méme but près de .\1. Kable, député au Reichstag allemand pour l'AlsaceLorrainc, n'eut d"autre effet, si nous ne nous trompons, que de susciter quelques articles dans le Le Temp:~. Riitinghau en fut plusieurs fois membre du Reichstag allemand. Là, comme partout ailleurs dans la vie, il sui vil sa propre route, se prononçant toujours pour ce qu'il croyait juste et vrai, sans se laisser jamais influencer par des préjugés de parli, ou des coteries de factions. En 1883 il réclama l'introduction du polonais comme langue judiciaire dans les districts où l'on parle cette langue, en se basant sur des motifs de droit et de statistique criminelle, ce qui lui valut des remerciements de la part de la colonie polouaise à Berlin. Il demanda aussi que l'entretien des indigents fùt confié à l'Empire, et soutint le droit au travail avec les argu-- meuts les plus concluants, uu an avant le célèbre discours du prince de Bismarck sur ce chapitre. De même il proposa l'augmentation du nombre des députés qui était devenu insuffisant au vœu de la Constitution. Ou le refusa, mais ou eût à le regretter depuis, puisque le nouveau bàtiment du Reichstag, qui a coùté tant de millions, menace de devenir bientot trop petit, ce qui fit dire à RiLtiughauseu: « Eu France, sous Napoléon Ill, ou mettait deux cavaliers sur un cheval, aurait-on l'intention au Reichstag allemand de placer deux députés sur un siège ». Pendant cette mème période législative, il eut l'occasion de rendre un service important à la ville de Cologne dont il était citoyen, en prouvant ses droits de propriété sur ses anciennes fortiflcatious, que le gouvernement voulait lui faire payer très cher. Si ce droit ne fut pas reconnu en entier, tel que Rittinghausen le revendiquait, c'est parce que le conseil communal d'alors ne le soutint pas sufllsamment; du moins ses travaux et
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