La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LES CHEVALIERS DU TRAYAIL 547 tration de moyens de transport de passagers, fret, lettres et dépêches.» Ce 1·œu a été exaucé aux Etats-Uni;; dont le système postal est entre les mains <lugouvernement: mais, la 1·éclarnation <lesChevaliers subsiste toute entière principa.lement en matière télégraphiq ne et pour tout ce qui touche les moyens de ti·ansport. L'exploitation des chemins de fer y étant libre, le public est très souYent victime des luttes que se linent entre elles les différentes Compagnie. Il anive aussi que des ~péculatiom; de terrains, viennent toujour8 se greffer à des affaires qui primitivement n'avaient pom'. but que le transport des marchandises et des voyageurs et cela au grand bénéfice do q ueh1ueRadministrateurs, €t au détriment de la masse des actionnaire,; . .Arfitle 19. - « De fonder <l.:sétabli;;sement,; de coopération de telle sorte que le s.1·stèmeactuel de gages soit rc-mplacé par un système industriel de salaire,; coopératifs. 1> ('e n'est pas absolument la théorie:« La 111i11f' f11u·o111·1·i('1's » mais c'est quelque chose (1ui en approche et qui y mènerait un jour fatalement. Lrs Chornliers dn Tra mil veulent que l'ouvrier soit intére:ssé dans l'entrepri,.;p. C'est, aflirment-ils, la seule façon de irnpprimer la grè,·e et d'établir de bons rapports entre le capital et le trarnil. Pour eux, c'est l'unique remè<le pour l'ounier de reconquérir son indépendance : il cesse <i·l~lroune machine qui rapporte tant it son patron, il travaille pour Honpropre compte et il s'intéresse ,·l ce qu'il entreprend. Le vieux dicton; « Xotre ennemi c'est notre maitre» n'a plus sa mison d'être, car patrons et ouvriers sont unis par un intérêt commun . .d. 1·ticlf' 20 . - « D'assurer anx deux sexes la même paie pour le même travail. J> C'est un honneur pour los ChernlierH d'aYoir reYendiqué. comme ils l'ont fait, la protection de la femme et des enfants. ~Iaintenant ne dépassent-ils pas un peu le but en exigeant un même salaire? Il est permis de se le dPmandor. Ils ajoutent, il est vrai, pour un même travail, mais il est bien rare que le sexe fort lL' déserte pas en général les positions que peu ,·ent occuper les femmes. On en a eu, du reste, la preuYe aux Etats-linis: dans cc pays, tot•tes les places ambitionnées par <les femmes, et qui appartenaient auparavant à des hommes, ont été aussitôt abandonnées par ces derniers . .A1·ticlt•21. - « De raccourcir la journée de travail en refusant de tr.ivailler plus de huit heures par jour ».

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