La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LA REVUE SOCIALISTE vont inévitablement et sans aucune espérance de retour à des temps meilleurs, conduire la masse des travailleurs à la pauvreté et à la dépravation. « li devient d'une impérieuse nécessité, si nous désirons jouir des biens de cette vie, d'empêcher cette injuste accumulation et cette concentration de richesses dans quelques mains. « Ce but si désiré ne peut être obtenu que par ceux qui suivent le commandement diYin. >> « Tu manger,ts ton pain à la sueur de ton front. » << C'est dans cette idée que nous avons formé !'Ordre des Chenliers du Travail pour organiser et diriger les masses industrielles. Xotre association n'est pas un parti politique; elle est plus t1ue cela, car elle envis;1ge les aspirations et les mesures nécessaires au bien-être du peuple entier ; mais nous ne devons pils oublier quand nous sommes appelés à exercer notre deYoir de suffrage. t1ue la plupart de nos revendications ne peuvent être obtenues que par des actes législatifs et que dès lors notre devoir à tous · Ransdistinction de parti, est de voter pour les candidats qui s'engageraient it soutenir les reYendications. << Toutefois aucun de nous n'est forcé de voter avec la majorité et faisant appel à ceux qui ont foi dans le principe : Le plus [Jl"(llld Men au plus grand 1w11tbre », nous les invitons à se joindre à nous et à nous aider et nous déclarons au inonde entier que notre but est de : ArtfrlP Prl'll1ier.- « Faire de la valeur morale et industrielle, non de la richesse, la vraie mesure de la grandeur des individus et des nations. l) On ne peut qu'approuver ce premier principe, car il est bien certain qu'une nation est Rurtout grande par la valeur morale de ceux qui la composent, et que la prospérité d'un pays est toujours proportionnelle, non à la masse d'or et d'argent possédée par les individus, mais à la somme d'énergie et d'activité déployée par ces mêmes individus . .A,·ticle 2. - " D'assurer aux travailleurs leur part légitime et la pleine jouissance des richesses qu'ils créent; assez de loisirs pour développer leurs facultés intellectuelles et sociales; tous les bénéfices, récréations et plaisirs de la sociabilité ; en un mot, de les rendre capables d'avoir part aux profits et aux honneurs d'une civilisation avancée. » Nous entrons là dans le domaine des revendications et on ne peut nier que les demandes des Chevaliers soient.justifiées dans une certaine mesure par les exigences de certains patrons qui ne

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