La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

504 LA REVUE SOCIALISTE La caisse est gérée par une commission de sept membres, dont trois sont désignés par la commune, deux élus par les ouniers et deux élus par les patrons. Cette commission statue sur toutes les questions qui se rapportent au fonctionnement de l'institution. L'exemple donné par le canton de Bâle trouve déjà des imitateurs. La Yille de Zurich vient d'être saisie d'une proposition danA le même sens. Le Conseil communal a mis à la disposition du Comité des sans-travail une somme de 5,000 francs et lui a demandé d'étudier les moyens de porter un remède au chômage forcé des travailleurs, qui prend tous jours une extension plus grande et d'examiner sous toutes ses faces la question de l'assurance contre le chômage. Une assemblée d'ouvriers tenus à St-Gall a demandé au Conseil communal d'organiser une caisse d'assurance SUI' le modèle de celle de Bâle. On sait qu'une institution du même genre fonctionne à Berlin depuis le l°' mars. ITALIE Création de Prud'hommes 011vrù,1·s. - L'BChambre a discuté et approuvé le projet de loi sur les Prud'hommes ouvriers. - Les employés et ouvriers des manufactures de l'Etat ne pourront recourir aux prud'hommes. - Une disposition, visant les socialistes, édicte que ne pourront faire partie du Conseil de Prud'hommes les ouvriers qui auront subi une condamnation« pour excitation à la haine d'une classe de citoyens contre l'autre >>. La question agrafrf'. - Sur l'initiative de la JusNce socialr de Palerme, un Congrès de cultivateurs siciliens s'organise a,•ec l'ordre du joui· suivant: 1° Modification des contrats de fermage; 2" Etablissement d'un tarif pour les différents travaux agricoles; 3" Répartition aux associations ouvrières des terrains communaux. Le Panamino. - Pendant la discussion de l'enquête padementaire sur les banques d'émission, le député Prampolini a fait • la déclaration suiYante : Au nom du groupe socialiste, je ne puis m'associer à une motion d'enquMe, sous quelque forme qu'elle soit vrésentée, car en l'état actuel l'enquête ne peut aboutir qu'à des résultats derisoires. Pourquoi le ministère qui a repoussé si énergiquement l'enquête au début, alors que M. Colajanni portait à la Chambro, des accusations qui couraient au dehors contre le Parlement, l'accepterait--il aujourd'hui avec tant de confiance 'I C'est que maintenant les éléments de culpabilité chargeant de hauts personnages comp,·omis ont éte éliminés. Les extorqueurs de haut bord sont maintenant sùrs de lïmpunité et l'enquête ne peut plus être qu'une ridicule comédie. Les socialist~s ne voulant pas s'associer à une telle comédie et pour laisser aux reprësentants de la bottrgeoisie dominante le soin de jouer la comédie en famille, préfèrent s1en aller.

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