MOU,EMEXT SOCIAL prises dans le but de diminuer les heures de travail, de garantir les ouvriers contre le patron en cas de chômage ou de re1woi ; une assistance suffisante et certaine doit être donnée aux ouvriers sans travail, soit par l'assurance publique, soit par un 1,yst&mede sociétés d'assurance privées. Les ouvriers réclament en outre le droit de s'associer librement en syndicats pour rési:-ter aux patrons; enfin, ils demandent l'organisation démocratique du travail dans les fabriques et autres établissements appartenant à l'Etat et aux communes. Comme on le YOit,c'est tout un programme socialiste que les démocrates veulent introduire dans la loi fondamentale de la Confédération. En ce moment, ils recherchent des signatures afin d'appuyer leur demande; d'après l'article 121 de la Constitution, il fant 50,000 signatures pour qu'un projet de loi soit soumis au referendum. La réglementation de l'ap)lrenlissage. - Le Conseil d"Etat du canton de Neuchâtel, a rendu un arrêté en vertu duquel les autorités communales devront établir et tenir constamment à jour le rôle nominatif des apprentis dans chaque localité. Il est enjoint à toute personne, patron, ouvrier, chef d'industrie ou d'un ét3blissement quelconque occupant un ou plusieurs apprentis de l'un ou l'autre sexe, d'en faire la déclaration au Conseil communal. Toute personne, patron, ouvrier, chef d'industrie ou d'un établissement quelconque occupant un ou plusieurs apprentis de l'un ou l'autre i;exe, est tenu d'en faire de même la déclaration au Conseil communal dans les trente jours qui suivront celui de l'entrée de l'apprenti. L'assurance co11t1·el('clwma_qe, - Donnant suite à une proposition introduite par le parti socialiste, le gouvernement du canton de Bâle (la ville) avait chargé son département de l'intérieur d'élaborer un projet de caisse d'assurance en faveur des ouvriers sans travail. Cette nouvelle institution vient d'être créée et est sur le point de fonctionner. La caisse sera alimentée par un subside de la commune, par des cotisations payées d'une par les patrons, d'autres par les ouvriers qui désirent se faire assurer et enfin par des dons. L'intervention de la commune ne dépasse.ra pas 5,000 francs par an. La cotisation, par membre, sera de 40 centimes par mois. Tout ouvrier travaillant à Bâle peut être admis comme membre de la caisse d'assurance; il suffit qu'il adresse sa demande soit à son syndicat, soit à la Bourse du Travail. Pour participer aux secours, il faut qu'il soit ltffihé depuis au moins deux semaines. Les secours sont fixés au maximun à l fr. 50 pour les membres mariés et à 1 franc pour les membres célibataires.
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