480 LA REVUE SOCIALISTE ÉCHOSDRAMATIQUES ODl~0:-1; {'11e P,ige d'Amour, de Charles Samson, pièce tirée d'un roman de Zola - Théâtre d'Art Social. Nons rendons compte de cette pièce : une Page d'.d.1110111·, parce que le public s'intéresse au chef du naturalisme; à celui qui a éclairé notre société actuelle sous un jour sombre, mais souvent véridique. Une Page cl' Ammo· ne porte malheureusement pas ce caractère de grandeur sauvage, qui distingue la plupart des œuvres de Zola. C'est la description d'un ras pathologique isolé; qu'on ne peut ni rattacher à un état social, ni généraliser. Une jeune enfant aime sa mère au point de devenir jalouse de ses affections, légitimes ou illégitimes. Elle ne lui permet ni le mariage ni l'amour; la mère passe outre; l'enfant meurt de rage et de douleur. a: Qu'on le couche ce sale môme»! disait un titi le soir de la première; c'est vraiment l'impression du public, qui ne peut pas s'intéresser à une enfant malade pendant cinq actes et deux tableaux. Un spectacle de ce genre est malsain pour la santé, et ne prouve rieu ; sinou qu'il vaut mieux mettre les petites filles en pension, et les coucher de bonne heure. que de les faire espionner leur maman. Cependant, nous saisissons cette occasion de désapprouver hautement les directeurs qui e11gn_qenl des enfants; surtout p1-ur leur faire jouer des rôles d'hystériques; les mouvements nerveux que l'on imite pendant une longue suite de représentations,c,nt une tendance à se reproduire. Il y a là un danger réel et sérieux, surtout pour une jeune fille. Cette tendance à trafiquer des enfants, s'accentue tous les jours : c'est ainsi qu'au Grand-Théâtre (direction Porc! ,
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