• STATIS'.rIQUE DU 'l'RA VAIL EN BELGIQUE 43!) STATISTIQDUTERAVAEILNBELGIQUE Dans le courant du mois d'août 1892, M. Hector Denis, le s want recteur de l'Uni,ersité de Bruxelles, présenta au Congrès des économistes, qui siégeait à Anvers, un rapport du plus haut intkrêt, sur l'organisation de let statistique inlenwtionalf' du traNtil. Il démontre péremptoirement que pour arriver à ce résultat, il fallait généraliser tout d'abord l'institution des bureaux nationanx, qui existent déjà dans un grand nombre de pays industriels. Les conclusions du rapportenr ont été unanimement adoptées par les membres du Congrès, sans distinction d'écoles. La question de la statistique du travail vient d'être mise à l'étude par la Société des ingénieurs et des industriels de Belgique. Xotre parti ouvrier obéit aux mêmes préoccupations en organisant, d'accord avec d'autres groupes, un secrétariat du travail. Les propositions de M. H. Denis ont été mises à l'ordre du jour de la prochaine session du Conseil supérieur de l'industrie et du travail. Il semble donc que la question soit à peu près mûre et que la Belgique se dispose enfin à suivre, dans la voie des réalisations pratiques, les nations qui lui disputent le marché du monde. Pour le moment, il faut le dire bien haut, nous nous trouvons dans des conditions d'infériorité lamentable. La commission centrale de statistique, illustrée jadis par les admirables enquêtes sociales des Quetelet et des Ducpétiaux, se désintéresse à peu près complètement des questions ouvrières. Les fonctionnaires de la Direction de l'industrie(l)al.Jsorbés d'ailleurs par d'autres devoirs, (l) Section du Ministère de l'industrie et de l'agriculture.
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