TACTIQUE SOCIALISTE hautes fonctions parlementaires, passant alternatiYement de la présidence du Cor.seil à la présidence de la Chambre. Dans la première situation, il ne différa point, que je sache, dt>ssimples radicaux, lesquels n'avaient point différé des opportuniste~. De quelle réfornle, je ne dis pas sociale, mais politique, son passage au pouvoir a-t-il fait bénéficier la nation? La séparation des églises et cle l'Etat, cet abc du radicalisme a-t-elle seulement fait un pas? Quant aux procédés de gouvernement, ont-ils changé si peu que ce Roit? Si un sous-préfet de ~L Constans a ordonné le feu à Fourmies, c'est un préfet de police de M. FloY.uet qui a fait assonuner les républicains derrière le cercueil d'Emile Eudes. L'un a eu l'audace de pousser la violence à son point extr0me: l'autre a eu le mérite d'en donner l'exemple. La présidence de la Chambre semblait plus en rapport avec les habitudes de solennelle ostentation du chef radical. Le jour où il se trouva dans une situation délicate, Ron irrémélliable vanité se découvrit à nu et lui ôta toute perspicacité. CerteH, il lui était facile de venir déclarer à propos du Panama. « Yoyant la République en péril, je n'ai consulté que ma conscience qui m'ordonnait de la sauver. Yoilà ce que j'ai fait. Je comprends d'ailleurs qu'il y aurait <langer à ériger en règle politique un acte inspiré par une situation exceptionnelle, et j"estime devoir descendre du pouvoir, laissant au pays le soin de juger ma conùuitt' >>. Cela fait, il ne restait plus qu'à passer à la caisse - pour rembourser. - Mieux vaut tard que jamais, eût-on dit; puis on eût oublié. Mais dans cette outre gonflée de métaphores, il n'y aYait point place pour une pensée élevée, ni pour une résolution virile. Le réirnltat était facile à prévoir. On a vu comment le malheureux s'échoua lamentablement dans le mensonge et la dissimulation. Quand je parle des radicaux-socialistes, il va sans dire que je prends le parti dans son ensemble, et que je m'abstiens de toute personnalité, sauf à l'égard de ceux qui l'ont représenté au pouvoir. J'entends montrer que les radicaux-socialistes sont morts comme parti. C'est une conséquence inévitable de l'orientation nouvelle qui s'est faite dans les idées, dans les tendances et dans les faits. En dehors du progrès socialiste et de la réaction conservatrice, il n'y a plus place pour un groupement politique. Il faut donc choisir. A ne juger que par leur qualificatif, il semble que pour le groupe des radicaux-socialistes, le choix doive être facile. Il est au contraire plus difficile pour cétte fraction que pour toute
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