3(3 LA REVUE SOCIALISTE ou autres par cinq étoiles (.. "0 ). On gardait son existence rigoureusement secrète pour résister aux attaques auxquelles on s'attendait. Voici les instructions qui, alors, étaient données de vive aux voix affiliés et qu'ils devaient retenir par cœur : « Le travail est noble et saint. C'est une œuvre digne des plus nobles d'entre nous de le prémunir contre la dégradation, de l'affranchir des mots que l'ignorance et la rapacité lui font subir et de délivrer les travailleurs de l'étreinte des égoïstes. « Dans la plupart des branches de l'industrie, le capital est organisé : il anéantit les espérances du travail et écrase la pauvre humanité. :Nous ne voulons pas de conflit avec l'entreprit;e légitime, ni d'antagonisme avec le capital nécessaire; mais les hom - mes dans leur avidité, aveuglés qu'ils sont par l'intérêt personnel, oublient les intérêts d'autrui et violent parfois le droit de ceux qu'ils croient sans défense. « Nous a,ons l'intention de faire respecter la dignité du travail et d'affirmer la noblesse de ceux qui gagnent leur pain à la sueur de leur front. « ::Sousvoulons éclairer l'opinion sur la question du travail et revendiquer la part complète des valeurs et du capital qu'il a créés. « )fous appuierons de toutes nos forces des lois faites pour accueillir les intérêts du travail et du capital et pour alléger le poids du labeur quotidien. « Arrêter un instant son travail pour défendre les intérêts de l'ouvrier, acquérir des connaissances sur le mouvement commercial du monde, s'unir, organiser la grande armée de la paix et de l'industrie, agrandir le temple dans lequel il vit, c'est le plus élevé et le plus noble devoir de l'homme envers lui-même et envers ses semblables. » Les membres de !'Ordre étaient obligés de prêter le serment de ne jamais divulguer les affaires concernant les Chevaliers du Travail; cependant, en 18ï8, en vue de surmonter l'hostilité de l'Eglise catholique romaine, on les avertit que ce serment ne les liait pas vi-à-vis de leurs confesseurs. Ce ne fut que le l'' janvier 1882 que le nom de l'Ordre fut rendu public et que l'on déclara formellement: « le but et et l'objet de l'association composée des s::tlariésde l'Amérique du Nord.» Aujourd'hui encore, suivant les pays et suivant les circonstances, l'Ordre peut rester secret; en effet, une de ces lois fonùamen tales est celle-ci : Toute Assemblée travaillant clans une localité où les membres R3raient sujets à être persécutés, au cas où l'existence de l'Orclre serait connue, est autorisée à demeurer secrète jusqu'au jour où le
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