La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LA QUESTION SOCIALE DEVAKT LES CORPS ÉLUS 227 LAQUESTIOSNOCIALE DEVAKT LES CORPS ÉLUS La Chambre élue en 188\l, et aujourd'hui à pou près expirante ne mérite guère nos félicitations. Les rares instants de loisir que lui ont laissé depuis doux mois les scandales du Panama, dans lesquels la plupart des accusateurs sont encore moins intéressants que les accusés, ont été employés par elles à de regrettables décisions. Tout d'abord nous devons enregistrer le rejet de la conventio!1 franco-suisse. Les exagérations du protectionnisme sont, croyons-nous très fàcheuses. Il semble établi eu effet que la protection, principalement quand elle Psi poussée à l'extrême, est favorable surtout aux grands propriétaires, et indifférente, malgré leur opinion opposée, aux petits propriétaires cultivateurs. - On ne saurait être trop prudent dans ces questions, ni trop se méfier des excès dans l'un ou l'autre sens. L'échec du projet d'arrangement avec la Suisse est une manifestation extrème de l'intransigeance protectionniste; cette décision risque de rejeter complètement la Suisse vers la Triple Alliance et do ruiner les vieilles industries françaises qui ont dans cc pays leur principale clientèle. Le Sénat a abordé la discussion de la prise en considération d'une proposition de M. Tolain_relative à la nomination par l'Etat des directeurs des Compagnies minières et des Compagnies de chemins de fer. (Séance du 13 janvier 1893). « C'est, a dit justement M. Tolain, le spel'lacln à cltcu1.71e "jour et à chague heure df' l'impuissance df l'Etat cont1·e des « Compagnies cwssi 1ntissrmtes qui m'a engagé à déposer met1n·o- « position.» Le ministre des travaux publics, tout en se montrant

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