La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

J. DE RTRADA 207 je place Strada à cùté des plus ~rands, des plus profonds penseurs, des plus géniaux écrivains dont les œuvres étoilent la marche des hpmmes, comme les phares échelonnés le long des cùtes indiquent leur route aux vaisseaux lancés sur les mers. ~Ia comparaison est plus juste qu'on ue peut le croire dès l'abord.L'Humanité n'est-elle point comme un na vire qui erre sur lïnlini de la vie? ... Et les pensées souveraines auxquelles je fais allusion ne sout-elles pas comme des phares lumineux nous donnant un peu de cette clarté qui nous est si nécessaire pour ne point nous heurter trop durement aux rocs : lïgnorance, le dédain, la raillerie, la mauvaise foi, les préjugés qui hérissent notre route vers l'Avenir? ... La Genèse finit au moment où l'homme, vainquelll' des températures et des fauves, devient peu à peu le maitre de cette terre où il pourrait, où il devrait être heureux. La famille, cetle basl' de toutes les sociétés passées, s'est formée; des groupes se sont organisés, issus d'une même souche, et la tribu s'étend peu à peu. Voici le clan; la base s"élargit sans cesse; elle prendra pins d'extension encore et formera le Peuple, puis la Nation. J .-F. MALA;'.>. (A suivi·e) \

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