18 LA REYUE SOCIALISTE Il fleurait bon là la confiance, la générosité! Quelle hospitalité cordiale! Oh! chère maison où nous avons tous trouYé la parole amie, la main fraternelle. Chaque dimanche, c'était un défilé ininterrompu d'amis, Rosny, :i\Iargueritte, Morel, Darzens, Retté, Rodenbach, Camille Lemonnier, Georges Renard, Paul Arène, Rollinat, Benoît Malon, d'Echerac,Lapauze, E.Reclus,Delon, Hector France, Clovis Hugues, Maurice Guillemot, Poil-son, Proteau, Veidaux, bien d'autres que j'oublie étaient des familiers de la chère maison. Rodin et Dalou y yenaient également. Ils y étaient Yenus aussi ces deux chers morts, ces inoubliables amis, le Yiril poète des Faw·es, Fernand Icres, le filleul littéraire de Cladel - et notre regretté Jean Lombard. Aucun de nous n'oubliera ce temps, ot tons nous nous associerons an pieux hommage que quelq nes-uns ont projeté de rendre à la vénérée mémoire du :i\Iaître. On sait, en effet, que les jeunes Revues ont formé un comité })Our ecueillir par souscriptions les fonds destinésàélever un buste sur la tombe de Léon Clade!. La Revue Socialiste, le Spal'lia((', les Errits po111· l'.Art, le Semeur, la Reuue JfodtTne et quelques autres périodiques auxquels Clade! avait accordé son appui et sa collaboration, ont fait un appel qui doit être entendu. Rodin, qui comme Clade! le fiî.t, est un fervent et sincère démocrate, en même temps qu'un personnel et admirable artiste, a accepté la mission de faire revivi-e les traits de celui dont nous nous sonYiendrons toujours. Xous prions tons nos camara<les, tous les lecteurs de la Rl't'IU' Sorialiste à s'associer à notre œnvre. C'est un devoir; car celui qu'il s'agit d'honorer a doublement mérité de l'Humanité, puisqu'il a été à la fois un génial artiste, un intégre citoyen. Robert BERSIER.
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