156 LA REVUE SOCIALISTE et très avantagl'Use; en l'examinant de plus près, on s'aperçoit qu'elle !-l'appuie;;ur une utopie, la possibilité d'emprunter 250 millions ~'lns inti•rO:•:tsi l'on ajoutait seulement un intérêt de :~ %,le r,•,,mu annuel denait Nro <le 8,40 an lien de :1,20 %, et le prix du loyl'r augmenterait del (ia %; de 150 ou 200 francfl il s'i•le,-erait à :l!lJ et .i2(i francs. Tout s'écroule, lorsqu'on passe de la théori<' it la p1·atiquc. D'ailleurs, le projet n'a été étudié pal' le Conseil municipal do Paris que parce <1u'il était bon de faire croire aux électeur.; quo leurs repl'ésentants s'occupaient d'eux; on ne pouvait et on ne voulait y donner aucune suite. L'échec est au bout de toutes les entreprises qui auront pour objet d"unir l'intérêt public avec la spéculation. D'où viennC'nt la plupart lll'S misères que nou8 déplorons?- De ce que un certain nombre <l'hommcR,une minorité, prélève Aur les ressources des autres dl's ~omnws lfUi ne rl'présentcnt aucun tr,wail réel: en matièrC' de logenwnt, quo le propriétaire se fait payl'r, outre le revenu des somrnps qu'il a employées à la construction de son immeuble, un bénéficp in!li,terminé. - Faut-il donc (fUelc propriétaire, après a 1·oirdépensé 100,()(~)francs h construiro une mah;on, l'on vre à tout venant, gmtuit,,ment, et pour l'unique plaisir de faire le bien~ - Xon: mais ce n'est pas la question. Tant que lo capital existera aux mains de,; particuliers, il aura droit à la rente, qui fait toute i:;a valeur; mais dans la société quo nous rt-vonR, le capital deviendra collectif, et, par suite, la rente n'aura plus sa raison d't-tre. La difficulté, en attendant, est de réduire autant que possible le taux de la.rente, afin que le prix de revient ne soit pm; augmenté outre mesure; dans le cas présent, on y arrive en substituant la C'Ommuneau propriHaire, en supprimant les bénéfices ou la majoration fiouvent arbitraire <1ui vient s'ajouter an prix de rt'1-ient. La commune donnera ses logements au prix coûtant, et, grâce aux facilités exceptionnelles qu'elle a d'emprunter des Homme,;consi1h'.rables pour une longue période, ce prix coûtant pl'nt se r{•duirP 1\zéro. Il n'y a pas do meilleur argument contre la conception actuelle tlu capital, dont on fait réRider toute la force clans l'arg<•nt, pas de justification plus éclatante du socialisme, qui <lit: Le <'apital, c'est la puissance de produire, et, pour cela, paH n'est be~oin dBnuméraire: l'argent n'est que le moyen (l'attribuer à quelquPs-uns l'rn,age du capital qui devrait appartenir à tous. Poul' en revenir à Pa1·is, examinons la situation faite aux locataires. Il eHt évident, pour quiconque a suivi ma démonstration, que le loyer est dès le principe de 200 francs, grâce à la <lélivr:mce du bon <le100 francs. Celui qui conserverait tous ses bons bénéficierait en outre des intérêts à 2 %, soit de 2 francs, qui vien-
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