La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

REYUE DES LIVRES 127 Les Déshéritfa, par Louis Dupriez; Téqui, éditreur. - Prix: l franc. une petite brochure où sont étudiées succinctement les diverses entreprises, issues de la charité et de la philanthropie pour remédier aux misères sociales. Ce travail est d'un bon et brave cœur ! :\'ous ne pensons pas comme :\1. Dupriez, sur les moyens à employer - mais r.ous sommes a,·ec lui bien d'accord quant au but à atteindre! En de prochaine œuvres, :\1. Dup1·iezs'affirmera sans doute nettement socialiste. La France aux Français, par Ed. Marchand; Sa\'ine éditeur. « Est-ce une chimère que prétendre qu'il existe assez de biens pour que chacun en ait suffisamment pour ,·il're·/ Le trnrnil doit nourrir le tra- \'ailleur ... Ces grandes fo1·tunes sont donc immorales, scandaleuses ... » Toutes c~nstations bonnes à retenir - faites déjà par les socialistes. Mais pourquoi :\1. Marchand rééditc-t-il cette stupidité jésuitique: « Si le peuple souffre c'est de la faute à la Franc-:\1a,;onncric ". Allons clone ! la misère, l'ignorance, n'ont pas eu de meilleurs ad\'ersaires que la FrancMaçonnerie. Ce sont ses adeptes qui ont contribué le plus à former ractuel parti socialiste . .\1. l\!archand qui nous parait de bonne foi, recnnnaltra s'il \'CUt bien y réfléchir que le péril social provient d'ailleurs - Cc péril n'est pas circonsc1·it dans nos frontières; il est uni,·ersel; - l'érnlution s'accomplira donc universellement et il est donc aussi très puéril de nier« la République universelle». Je n'aime pas lajui,·erie, je suis très fier d'appartenir à la vieille race du pays de France - cela ne m'empêche pas de croire qu~ c'est en criant La Fmnce aux Franrais! qu'on établira l'équitè. Les Amours rurales, contes et nouvelles Franc-Comtoises, par Ch. Bourget; Li brai rie des l\loderncs. Paris. Cc premier rnlume, du rnillant directeur de la Revue 1lioderne est commè son titre l'indique une él'ocation de saines et rustiques amours. II a son charme ce lil're en ce qu'il e,t fait de tendres souvenirs du pays natal. - U'un style simple qui n'exclut pas la couleur cependant. Ch. Bourget narre le~ menus faits de la \'ie comtoise - et cette simplicité même contribue à rendre plus intense la l'ision. \ïsion c'est bien le mo•, car toutes ces nouvelles des Amours rurales,' ont comme un parfum de légende! ... N'avons-nous pas dit que c'était un lil'l'e fait de rcssouvenances ·?Ce n'est pas un reproche que je \'eux faire à Ch. l:lourgct - il au,·ait pu voir ces paysans moins joliets, il aurait pu les peindre d'une touche plus brutale - s'il ne l'a pas fait c'est qu'il ne l'a point \'Oulu. - A lire notamment en cc \'Olume: P1·aises de P,mtecôte, La Mort de la Vieille, La Boiteuse. Les Envols, poèmes philosophiques, par Etienne Bellot. Préface de Théodore .Jean. - Achile Le Roy. « La muse de Bellot il le dit lui-mêrne, a le sang à la peau et les lèl'res épanouies, elle est bonne enfant, Elle ne croit pas aux l'ieillcs formules, aux banales scr,tences, et elle se donne pour ce qu'elle est: une réfractaire invétérée. " ' Bellot est un ardent et convaincu partisan de l'art socialiste, il rêalise \

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==