REVUE DE LA PRESSE 737 Si je signale la défaite subie par ces derniers, ce n'est pas que jè considère comme définitive la victoire des propriétaires terriens. Fatalement le mode de tenure agricole est dèstiné à disparaitre. Déjà nombre d'institutions de crédit, telles que le Crédit foncier, ont fait une large brèche dans le système. L'hypothèque et les prêts fonciers grèvent lourdement. la terre, et cet état de choses amène à une liquidation prochaine, grosse d'une révolution agraire où sombrera la propriété agricole actuelle. Sans renoncer à adoucir autant que possible les maux de toute nature que cette transformation provoquera, les socialistes ne peuvent qu'assister en spectateurs impartiaux, sinon indifférents, aux diverses phases de cette évolution. L'ASSOCIATIOCNATHOLIQUàEd,éfaut de faits sociaux intéressants ou d'articles suggestifs, contient, dans le numéro de novembre, un rapprochement très curieux sur la situation faite à la religion catholique en Hongrie et en Amérique. Depuis quelque temps, les relations du gouvernement de Pest avec le Saint-Siège sont très tendues. Le ministère hongrois, poussé par les revendications des protestants, qui sont encore en Hongrie une minorité respectable, malgl'é les privilèges de tonte •nature accordés à la religion catholique, voudrait enlever aux curés la tenue des registres civils; car, en Hongrie, comme autrefois en France, les extraits de baptême constituent l'état civil légal des nouveaux-nés issus d'une famille catholique ou inscrite comme telle sur les registre!:l de la paroisse. Il en résulte mille abus, dont le gouvernement de François-Joseph a dù se préoccuper. Le baptême des enfants issus de mariages mixtes donnent lieu aux mêmes difficultés. Aux termes d'une loi datant de 1868, ces enfants doivent suivre, selon le sexe, la religion du père ou de la mère; les fils la religion du père, les filles la religion de la mère. Mais le clergé catholique a soin, lorsque son ministère est demandé pour un de ces mariages, de faire signer aux fiancés une déclaration les engageant à faire élever leurs enfants dans la confession catholique, quel que soit le sexe. Pour couper court à ces abus, le ministère défend l'usage de ces déclarations et il voudrait faire du mariage civil la base principale des unions; substituer, en même temps, la commune au clergé, dans la tenue et la conservation des registres de l'état-civil. De là les négociations engagées entre le Vatican et le Cabinet de Pest. « Rome, dit l'Association Catholique, a opposé un non-possunius inflexible aux velléités toute modernes des champions de la soi-disant tolérance en Hongrie .•.. De '17 . '
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