682 LA REVUE SOCIALISTE leur, s'en allant un fouet J'une main et une pioche de l'autre, on ne serait pas où l'on en est maintenant. Sans entrer dans la conscience censitaire, il est permis de croire et de dire que les censitaires se sont résignés à l'abdication plutôt par pression que par persuasion. Il ne faudra pas changer de système. L'influence du Parti ou...-rier,qui entraînera forcément avec lui toute la masse ouvrière et rurale catholique dans cette question, doit s'exercer avec une irrésistible vigueur. Et maintenant nous pouvons conclure qu'un parti qui, comme le nôtre, a marqué si profondément son empI'einte dans l'existence nationale, qui a bouleversé l'opinion et amené les conservateurs et réactionnaires à reviser la Constitution, qui a forcé le cléricalisme, sous peine de déchéance et de décrépitude, d'adopter quelque réformes ouvrières et de démocratiser ses programmes et ses organisations, un parti comme celui-là doit être le maître de la situation et de son exigence, lorsqu'elle exprime une réclamation aussi juste et légitime que le suffrage universel, doit être écoutée et exécutée. A l'heure présents le sort est jeté : que les rétrogrades du Sénat et les tardigrades de la Chambre, obstinés dans une résistance opiniâtre et obtuse, le veuillent ou non, le parti ouvrier, organe de la classe populaire, entend avoir le suffrage universel, clef de toutes les réformes. Sa volonté - comme celle de Dieu - sera faite, par n'importe quel moyen. Jean VOLDERS.
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