La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

676 LA REVUE SOCIALISTE LE PARTI OUVRIER BELGE I. Au cours du chômage quo la maladie m'a contraint de prendre et dont je ne suis qu'à moitié sorti, il m'est arrivé de songer à la fois au passé et à l'avenir du parti ouvrier. Coup d'œil rétrospectif et regard vers le futur ont été, tout bien considéré, réconfortants. Il doit en être ainsi pour tous ceux qui feront de même. Il y avait à l'aurora de 1885, à Bruxelles, berceau du parti, un groupement nommé la Fédération des Ligues onv1·ières et de.<; /S'oâétés démocratiqn°s qui se composait d'éléments variés: politiques, r.1tionalistes, démocratiques, républicains et socialistes. On compt:üt parmi ces groupes : les Solidaires, les Lig1œs ouvrièn,; de 8aint-Jo.w, et Bru.rPlles, la Ligue de la, Réforme électora,le, la Li.que typoJraphiqne En Avant, la Ligue de l'Amenùlement, l'Associa,tion générale 011uriè1·e et quelques rares syndicats. A côté se trouvaient les associations socialistes de l'ancienne Association IntPr11ationa/r> et celles de l'ancienne GhcunùrP du Travail fédérées aux sociétés analogues, très puissantes avec leur coopérative superbe de Gand, et aux anciens groupes d'Anvers. Tous ces éléments, à certains moments, se rencontrèrent. Ils provoquèrent, déjà solides par le lien fédéral, des manifestations en faveur du suffrage universel et aussi en faveur des ouvriers s:ms tr<wail, et participèrent aux manifestations révisionnistes des _progressistes, que la campagne énergique d'Edmond Picard, agiss1,nt en dehors ùe la tactique parlementaire de Janson et de Féron, avait enflammés. De la Fédération ouvrière démocratique surgit

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