La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

408 LA REYUE SOCI.-\LISTE CORRESPONDANCE 26 septembre, 1892. _\. l\Iorn;ieur Benoît l\Ialon, dirècteur <le la Rr,1 1111' Socialiste. ~IonsiC'ur le dirc>cteur, Voulez-vous permettre it un lecteur asHiclnde la Rr>L'l11' 8rrialislr' t't à un aclmirat~ur cle YOSœUYl'esde YOUH pré,;enter quelques obHcrrntionH. Et d'ahol'll, lai,;sez-moi YOUHchercher querelle au ,;ujd de votrJ dernie1· bulletin. A propo.,; de la gr.:ive de Carmaux, Yous diteH : « A Carmaux c'est le irnffragè uniYarsel que ks enri- <( chis de la haute finance ont Youlu insultel' et frapper ... Hnmblot, (< blème de peur, a signé s·1 clémi,;sion exigée p:w les ouvriers ... : <( il 1,'e,;t empressé de rènier làchement la signatu1·a qu'il arnit « lùcht'm,mt donnée ... Le gouvernement doit fairè respecter les ccdécisions du suffrage uni ver.~el. » J'ai été fort étonné de lirè ces lignes signées de Yotra nom. Yotrn, homme sens~, p1·atique, qui parlez non pour être ageéable aux onHiers ou aux ÙPshérités mais parce qt-ie vous trouvc)z injuste l'inégalité sociale actuelle, Yous c1ui n'êtes pas un de ces politiciens CJni,par closparolm; flatteuses, cherchent une popularitt, mals:üne, comment pouyez-vous admettra s..;rieusement que le :mffrage uni n:!r,rnlait été atteint par le 1·e1woidu citoy,m Calvignac . .Je lah;se de côté hL compagnie qui m'est peu symp:1thique; mais, dans le cas prés<Jnt, quelle société n'aurait pas agi comme elle. D.urn c1uel métier, dans quelle profos,;ion paye-t-on des ouvriers, cles employés, ùes travailleurs qui ne Yiennrnt pas travailler. Hors le cas de maladie, la chose peut-elle êtr~ admise ? L'.t question <'•tantexaminée froidement, la réponse ne peut être douteuse. :Non, le suffrag<l uniYerr1el n'est nullement atteint à Carmaux.

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