l\lOUVEl\lENT SOCIAL E~ FRANCE ET A L'lhRANGER 493 traste singulièrement avec l'hypocrite étalage de calembredaines juriqwes des barons parvenus qui, depuis plus d'un siècle, détiennent une portion de la richesse publique, laquelle leur a valu millions sur millions. Véritablement la dernière rérJonse de la Compagnie semble une gageure d' Escobar. Nous espérons que le droit et la justice, incarnés par les ouvriers de Carmaux, triompheront. ANGLETERRE (Coi-respondance <lenotre ami Jules Magny). Le Cong·rès des Trades Unions.-- Le 25me congrès annuel des Trades Unions, composé de 495 délégués, a eu lieu à Glasgow du 5 au 10 septembre. La corporation de la capitale industrielle de l'Ecosse a, par l'organe de son Bailli. souhait{>la bienvP.- une aux membres du Parlement du travail. Le premier jour, le JJrésiderit provisoire, Mr John '\Vilson, député, a déclaré dans un discours préliminaire que le congrès avait besoin de jeune sang, d'esprit nouveau, d'enthousiasme plus vif, mais aussi qu'il devait ag_ir avec discrétion, sans égoïsme ni dogmatisme. Après la vél'ification des pouvoirs des délégués, le congrès élut comme président de ses délibérations, un délégué de Glasgow, .MrJohn Hodge, et comme vice-président, .Mr Shipton. Le discours d'ouverture du président a touché aux principaux sujets qui intéressent la classe ouvrière. Il a appelé l'attention sur ce fait qu'il existait plus de 50 acts (ou lois relatives au travail) dues à l'influence directe des Trades Unions. Il déclara que les deux fléaux du pays étaient la misère et l'ivrognerie. Pour les combattre, il préconisa les réformes locales qui agiraient comme attractions antagonistes à celles de la taverne. Il conseilla la création de Clubs des Trades Unions. ou, moyennant une faible cotisation, les membres des dive::rssyndicats tiendraient leurs réunions, apprendraient à se connaitre, à dis_ enter leurs intérêts, au lieu de se réunir aux cabarets, comme c'est maintenant l'habitude. Il insista beaucoup sur l'importance de l'organisation du travail, d'une action concertée, d'un plan de campagne, au moyen desquels les Trades Unions enrôleraient un grand nombre de la masse immense des ouvriers qui sont encore en dehors des syndicats. 11parla ensuite de l'amélioration à apporter dans le travail des femmes et de la nécessité pour les ouvrières de formr,r aussi des syndicats. Il insista sur l'importance d'exercer une pression sur le Parlement pour la création d'inspectrices pour les ateliers de femmes.
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