LUNDIS SOCIALISTES 455 A cet avantage s'ajouterait celui de plus-values croissantes que le Ministère du_.Travail emploierait au développement des institutions socialistes et à l'allègement des charges budgétaires. Ainsi armé, le (Jv[inistèredu 'Travail pourrait organiser les armées agricoles et industrielles que tant de socialistes ont réclamé, cette armée productive et réparatrice se composerait : 1° Des ingénieurs agricoles,des ingénieurs civils, des architectes, du personnel médical, des préposés administratifs nommés par le minis~ tère. 2° Des chefs de travaux élus par les travailleurs permanents. 3° Des travailleurs permanents engagés volontaires qui pourraient être au nombre de 50. ooo. 4° Des travailleurs éventuels dont le nombre pourrait s'élever en certaines circonstances à 300. ooo et plus. On ferait large mesure en attribuant à tout ce personnel un salaire collectif moyen de 500 millions de francs par an. Les permanents auraient • une haute paye, les éventuels c'est-à-dire les chômeurs involontaires embauchés temi:,orairement jusqu'à la reprise du travail dans leur profession devraient se contenter du salaire minimum avec (outre la gratuité des chemins de fer pour une ou deux visites par mois à leur famille) indemnité de placement. Dans les mois de fort travail agricoles les éventuels pourrc).ient être mis à la disposition des cultivateurs, à salaire débattu de gré à gré c'est-à-dire plus fort, ce changement de travail étant facultatif. En toutes saisons dans les périodes .:l'inflation industrielle les travaux publics n'occuperaient guère que 50. ooo hommes, le nombre grossirait en période de dépression pour s'élever dans les moments de crise à 3 ou 400,000 hommes. - Le nombre des chômeurs en temps de crise n'est guère plus élevé. Deux objections cependant : Premièreobjection: Les femmes qui, souffrent aussi des crises ne pourraient pas être employées dans les travaux de terrassement. Répome : Les services accessoires des armées industrielles, cuisine, couture, blanchissage, racommodage, confection, etc., pourraient comporter l'embauchage de 20.000 femmes. Ensuite il serait possible à l'administration ministérielle d'augmenter transitoirement le personnel féminin des manufactures de tabacs, des fabriques d'allumettes, des cartoucheries, des établissements d'alcool, etc., jusqu'à concurrence de 10.000 ouvrières de plus. Enfin le Ministère du Travail disposant directement de la confection, pourrait bien dans les villes éprouvées par le chômage, forcer les commandes de façon à occuper 20 .-000 ouvrières de plus.
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