424 LA REVUE SOCIALISTE L.A.. :OÉB.A.CLE Ici même, j'ai maintes fois affirmé ma profonde admiration pour l'œuvre de Zola. Je ne pense donc pas qu'on m'accusera de passer à l'ennemi, si je me permets de discuter son dernier roman, la Débatle. On doit toujours la vérité, on la doit surtout sans ménagements à des hommes de la valeur de Zola. En chacune de ses études l'auteur des Rougon Jfacquart a tenté, à l'exemple du prestigieux Balzac, dont il fut un des premiers à proclamer le colossal génie - de dégager, d'établir une théorie sociale, et ce n'est pas, à mon avis, une des moindres raisons du succès de ses livres. Nous avons applaudi Germinal et l'A1·gnit, où Zola asu si merveilleusement exposer les causes de la gigantesque évolution sociale dont ce siècle verra sans doute l'achèvement, l'épanouissement triomphal - nous espérions donc qu'il donnerait sur le mouvement communaliste de 1871, des pages concluantes, qu'il le jugerait en toute impartialité, qu'il en reconnaîtrait la haute signification humanitaire, mais en cela nous avons été déçu. Zola dont la vision est ordinairement d'une si belle ampleur semble a....-oirété ici la ....-ictimede toutes les idées instinctives de tous les préjugés bourgeois. Il s'est presque entièrement mépris sur les causes de la Révolution de 1871 - et si plaine a quelques vagues poètes alcooliques commensaux des brasseries montmartroises, la vaine entreprise d'attaquer le mérite littéraire de la Débâcle- je crois qu'il est de mon devoir de signaler respectueusement à l'auteur de Genninal et de l'Arge11t, ce qui m'apparaît comme une erreur historique. Un publiciste M. H. Barthélemy qui tout ré'cemment a donné
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