4.O-i LA REVUE SOCIALISTE LARÉVOLUTIDOENDEMAIN (Suite et ji11) Je me suis efforcé, dans mon précédent article, (1) de montrer comment, d'une part, la concentration croissante des capitaux, dans les mains d'une ploutocratie de plus en plus rastreinte - concentration que rien ne peut arrêter, car elle résulte de la force des choses, des nécessités commerciales et industrielles modernes; - et d'autra part la concentration également inévitable des trav,lilleur,; en syndicats professionnels, tendant, à raison de la connexité et de la solidarité Je leurs intérâts, à se joindra, à s'associer, de façon à ne former plus qu'un seul corps, conduiraient fatalement à un conflit suprême, Jont l'issue ne pouvait être autre que l'établissament d'un régime de socialis:ition du capital mis au servica du travail également socialisé. C0 régime prochain implique naturellement un système de r.'.!partition des produits, radicalement différent de celui actuellement existant. Le sol, les capitaux, les machines n'appartenant plus à personne, mais appartenant à tous, toutes les classes parasites se trouvent du coup supprimées. Plus de rentiers, plus de propriétaires, plus de patrons, prélevant, en vertu de leur seule qualité de détenteurs individuels d'une portion du sol ou du capital, un droit quelconque, intérêt ou bénéfice, avant toute répartition du produit réalisé par le travail. Cette répartition, dès lors, devrait être ainsi réglée. Une part du produit seuit réserv0e pour la conserva,tion ou l'accroissament du capital collectif ; (1) Revue S:JCialiste. - Septembre 189;!.
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