La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

LA THÉORIE DE LA VALEUR ET DE LA PLUS-VALUE DE MARX 295 étant gratuit, il n'en résulte aucun accroissement dans la valeur échangeablè des produits, seule mesure des richesses. Mai:-, on verra plus loin que toute utilité produite qui ne se fait pas payer au consommateur, équivaut à un don qu'on lui fait, à une augmentation de son revenu. ll loc. cit. Liv. I, ch. IV). 2° Capitaux. - Toute machine dans laquelle on a« employé une valeur capitale >l ne produit de bénéfices pour son propri~- taire que tant qu'elle demeure un secret; « mais il est sans exemple que le secret ait pu être gardé longtemps. Tout finit par être su, principalement ce que l'intérêt personnel excite à découvrir ..... Dès lors la concurrence abaisse la valeur du produit de toute l'économie qui est faite sur les frais de production, c'est alon; rpw commence le profit du consommateur. La mouture de blé ne rapporte probablement pas plus aux meuniers <l'à présent, qu'à ceux d'autrefois; mais la mouture coûte bien moins cher aux consommateurs. l> Loc. cit. Liv. I, ch. VII). Ainsi donc la machine ne fait que reproduire sa valeur capitale, mais ne crée pas de plusvalue. 3° Reste donc, pour produire les salaires et les profits capitalistes, l'industrie que Say définit « l'action <lesforces physique::i et morales de l'homme appliquées à la production. >l Il n'y a pas moyen de faire autrement : ou il faut supprimer l'économie politique bourgeoise et les économistes, ou il faut avaler jusqu'à leurs dernières conclusions les théories du socialiHme scientifique de Marx et d'Engels. Paul LAFÀRGUE.

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