LA THÉORIE DE LA VALEUR ET DE LA PLUS-VALUE DE MARX: 291 (Œn1 1rfS de D. Ricardo, édit. française de 1847, note de Say). - Par conséquent ce ne sont plus l'utilité et les frais de production qui font la valeur d'une marchandise, mais la demande qu'on en fait. Say trouve encore une autre source de la valeur. Il dit que Smith a commis une double erreur en faisant du travail la mesure de la valeur, car « tous les biens du monde n'ont pas été achetés par le travail de l'homme. La nature a une part dans certaines productions ; et son travail donne une valeur additionnelle à celle de l'homme. Cela est évident dans l'industrie agricole dont les produits paient outre le salaire de l'industrie de l'homme et les profits <lu capital, (qui peut it la rigueur représenter du travail acc1wmlé) un revenu foncier.» (Ad. Smith:Ric7te8Se dfs Nations,édit. Blanqui, note de Say). Voilà donc Say, l'adversaire de la théorie des physiocrates, qui admet que la terre est.source de la valeur. Mais il y a mieux encore : on peut dégager de l 'Eto110111 iP politirJllP de Say une autre opinion d'après laquelle le travail, qu'il appelle « l'industrie de l'homme » est l'unique source de la Yaleur. Say contredisant sa contradiction de Smith dit : (< La portion d'utilité que la nature a communiqué it la valeur sans l'intervention de l'homme, ni de ses instruments, ne fait point partie du produit, de la valeur du produit; c'est une richesse naturelle qui n'a point coûté de frais ùe production. » (lor. cil: E'pitone - au mot: 1n·od 11 it). Ray distingue les agents naturels qui communiquent des utilités ~t la valeur en deux catégories: - ceux qui sont susceptibleR d'être appropriés comme un champ, un cours d'eau et ceux qui ne pouvant être accaparés demeurent propriété commune, comme << la mer, les fleuves, le vent, l'action physique ou chimique des matières les unes sui· les autres, etc.>> (loc. cit. Liv. I,ch. IV.) - << La machine obligeant les forces naturelles, les diverses propriétés des agents naturels, à travailler pour l'utilité de l'homme, le gain est évident. Il y a toujours augmentation de produit ou diminution dès frais de production.>> (Liv. I, ch. VII). - « On peut, en généralisant davantage se représenter, si on veut, une terre comme une grande m~chine, au moyen de laquelle nous fabriquons du blé : machine que nous remontons en la cultivant )>. (Liv. I ch. VII). Tant qu'une machine, ainsi que la terre, demeure le monopole d'un manufacturier, l'économie produite ne bénéficie qu'à son accapareur. « En effet, quand un manufacturier, à l'aide d'un procédé qui lui est particulier, parvient à faire pour 15 francs un produit qui auparavant coûtait 20 francs de frais de production, il
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