La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

LE QUATRIÈME BANQUET DE LA « REVUE » 233 Je suis sûr que vous ne m'en voudrez pas si je me suis permis ces quelques réflexions comparatives. Trop heurl'ux si je pouvais, par cet exemple, apaiser l'esprit de critique de ceux qui ne peuvent admettre qu'on puisse militer utilement dans le socialism,! autrement qu'eux mêmes. Avec le nouveau témoignage de mon affection, recev('z, mon cher Malon, tous mes vœux de pros péri té pour la Revue Socinliste. Cher citoyen R. Simon, Avec bien du plaisir, j'aurais accepté que vous ayez bien voulu me faire, mais quinzaine de jours encore. Raymond LAVIGNE. La Bouille (Seine-Iufêrieure). l'invitation au Dîner de la Revue, je serai absent de Paris pour une Veuillez saluer bien cordialement pour .moi B. Malon, que j'aurais été heureux de revoir et croire que je suis avec vous de cœur. Ch. LETOURlŒAU. Cher citoyen, Connewitz « Leipzig », 22 juillet 1892. Ce n'est que ce matin, que votre lettre m'est parvenue. Je vous remercie de votre invitation. Et avec quel plaisir je l'aurais acceptée, s'il eùt été possible I Vous savez comme j'aime votre Paris. Soyez sùr, vous, Malon et tous les autres amis, que mes pensées seront avec vous demain, et que mes sympathies vous appar~iendront toujours. C'est la même cause, pour laquelle nous luttons; et sans la Presse point de victoire. Bon succés à la Revue Socialiste! Salut et fraternité. Tout à vous, W. LIEBKNECHT. 4, New Cross Road. - London S.E., 22 juillet 1892. Cher citoyen Malon, Si le banquet fraternel qui réunit ponr la quatriëme fois les so'!ialistes d.e toutes les écoles autour de votre ~ympatbique personnalité avait eu lieu 15jours plus tard, j'aurais, avec le plus grand plaisir, pris ma place parmi eux, car alors je serai à Paris. Que vous dire de plus agréable à entendre, à vous et ,•os amis réunis autour de cette table, sinon que de ce côté-cide la ]:\fauchele socialisme municipal fait de grands progrès dans les idée~, grâce en grande partie à l'infatigable énergie et au sens éminemment pratique de la Fabian Society dont j'ai l'honr.eur d'être le plus humble adhérent. Aux dernières élections municipales, la société fabienne a réussi à faire élire six de ses membres eu tête des listes, sur un programme franchement socialiste. Parmi 'ées membres se trouve Sidney Webb, un des piliers de la Société. La majorité du Conseil municipal est maintenant sinon carrément soci;i.- liste du moins fortement teintée de socialisme et elle n·attend pour montrer de ~uel bois elle est faite que ses pouvoirs si restreints par le gouverment tory aoient étendus par le gouvernement radical de Gladstone. Cette extension a été l'une des principales planches de la plateforme libéro-radicale-socialiste, -dûment endossée par Gladstone et ses lieutenants pendant les élections générales législatives qui viennent d'avoir lieu et qui ont donné à Gladstone une majorité composite de 42 voix. Neuf députés ouvriers et socialistes ont été élus, parmi lesquels John Burns, Keir Hardie,· Joseph Arch, Michael Davitt, etc.,

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