LE QUATRIÈME BANQUET DE LA (( REVUE )) 225 du devoir <letoutes les bonnes volontés de se réunir et de travailler incessammcut à en amene1· la solution. Les efforts de la Revue et de ses amis ne sont d'ailleurs pas restés stériles. Le temps est loin aujourd'hui où le seul mot de socialisme était un épouvantail. Même dans la campagne, si réfractail'e cependant et domiuée encore par les propdétaires terriens, l'idée a fait son chemin. La répulsion de beaucoup ne provenait la plupa1·t du temps que de l'ignorance où l'on était, dans la masse, des véritables théories du socialisme. Benoit Malon par ses œuvres de vulgarisation et de propagande a ëté l'un des premie1·s à dissiper bien des malentendus et à faire comprendre à tous l'idée véritable du socialisme contemporain. Croyez, cher citoyen, à tous mes regrets et veuHlez vous faire mon inte1·- prète auprès de vos collaborateurs auxquels j'adresse l'assu1·ance de ma parfaite communion intellectuelle avec leurs tendances et leurs espérances. Mau1·ice ALLARD, Directeur du Républicain d'Indre-et-Loire. Milan, 21 juillet 1802. Mes chers compagnons, Je vous suis reconnaissant de votre fraternelle invitation et - ne le pouvant autrement - je serai par la pensée avec vous au pr·ochain banquet de la Rei;ue Socialiste. En discourant sui· les problèmes qui agitent l'humanité et des moyens à employer pour les résoudre, vous vous occuperez ce1·tainement de la Lutte des clusses ; aussi je fais des vceux pom· qu'on 1•épète bien haut en cdte occasion, qu'elle est un moyen pour arriver à l'abolition de toutes les distinctions de classe, et qu'à l'avenir elle peut être acceptée aussi par ceux qui, comme nous, ne savent séparer le problème politique du problème économique, le premier compris dans son se1,s le plus élevé et le plus complet. Egalement au nom de l'aimable amie, qui traduit en langue italienne les Lundis socialistes du très che1·Malon, je vous salue au cri rie Vive la Révolution sodale ! qui, résolvant les problèmes de la famille, de la religion, de la propriété, instaurera une morale neuve par laquelle l'Humanité parvicnd1·a aux jOUl'Sheureux - dans la justice, la liberté et le bien-être. Cher citoyen Rodolphe Simon. Votre Enrico B1GNAM 1. 18 juillet 1892. Je ne pourrai, je le regrette vivem~nt, prendl'e place au banquet du 23 juillet auquel me convie la Commission d1organisation. Maisj'y assisterai pat· la pensée en fraternisant avec tous ceux qui flétrissent la société actuelle, frappeut à sa base les coups de marteaux démolisseurs, sèment les idées qui la tl'ansformeront. Elle crie vainement : (< Au secours ! >> à tous les gangl'enës d'égoïsme féroce et cle routine idiote: la marée montante solvatrice du socialisme va l'engloutir. Honneur à la Revue Socialiste qui travaille largement à' cette œuvl'c, et vive la Ri-publique sociale ! Votre dévoué, Jlenl'i BmssAc. 15
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