182 LA REVUE SOCIALISTE ainsi. En effet. nous sommes informés que l'on affirme q11'111d1aeme s'est présmtù chez: J'bo11orab/eM. Cbaix-d'Est-A11ge po11r /11ide111a11desro11co11co11rsen faveur des Compag11ies,diclara11t q11'elle po11v.1itdisposer d'1111esomme importa,1/e, dont M. Chaix-d'EstAngc pouvait user lui-mème à sa volonté. Cette lettre est immédiatement suivie de celle-ci (20 mars 1851). i\Ionsieur le Préfet, En presence de circonstances et de considérations dont vous apprécierez l'importance et !"opportunité, 11011csroyo11sdevoir retirer les propositio11s q11e11ousvous avons adress.ies à la date du J 111.11i 853. Nous avons en conséquence l'honneur de vous prier· de vouloir bien les considérer comme nulles et non avenues. Hélas, cette fière détermination n'était qu'une fausse sortie. Peu de temps après la demande était réintroduite. Les Compagnies, redoutant les révélations pouvant résulterd'une plus longue discussion devant une Commission Municipale· dans laquelle se trouvait une minorité presciente et ne voulant pas livrer les intérêts de plusieurs générations de contribuablesà l'exploitation d'une coalition de producteurs, s"adressent directement à l'Empereur. Sire, C'est au nom de plus de .3,000 familles, représentant 60 millions de capitaux. aujourd'hui engagés dans l'industrie de l'éclairage par le gaz, que nous prenons la liberté de prier humblement Votre Majesté de vouloir bien nous recevoir en audience particulière. Notre but, en sollicitant cette faveur, est de supplier respectueusement Votre Majesté d'user de son initiative pour donner force d'exécution à un traité intervenu entre la Ville de Paris et nos Compagnies. Après une longue instruction, ce traité a été approuvé par deux délibérations de la Commission n1unicipale. Cependant, la section de l'Intérieur au Conseil d'Etat a cru devoir émettre un ajournement. C"est alors que Votre Majesté a ordonné un complément d'enquête. En conséquence, une Commission, composée de seize membres, a éte nommée, et après examen, elle a reconnu exacts les travaux des Commissions antérieures. Le traité intéresse à la fois les consommateurs de gaz, la Caisse municipale, lebudget de la guerre, les grande et petite voiries, les propriétes avoisinant les usines, le bien-être des ouvriers. Et tous ces résultats sont obtenus sans que Votre Majesté ait à crai11dre de priver- /es co11ro111111ate11rs de gaz. DES AVANTAGES ÉVENTUELS A OBTEl'IR DES PROGRÈS DE LA SCIENCE= ces av.rntages se tro11ve11t EXPRESSÉMENT SAUVEGARDÉS par l'article , o d11traite aitisi conçu : « Si, par suite des progrès de la science ou de l'application du gaz à des usages. nouveaux quels qi:ïls soient, le Prefet de police, de l'avis du Conseil municipal, jugeaît convenable d'imposer à la Societé l'emploi de procedes étrangers au système actuel de la fabrication du gaz, celle-ci serait tenue de se conformer aux prescriptions d'Admin istration. « Dans le cas où l'emploi de ces nouveaux procédés aurait pour résµltat un abaissement notable dans le prix de revient du gaz, la Société serait obligée de faire profiterl"éclairage public et particulier de l'abaissement de prix dans les proportions determinées par l'autorité administrative, toujours de l'avis du Conseil municipal,
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